Caroline surfe sur l’avenir

Il y a près de 24 ans, Caroline Mouton décollait pour la Californie. Un séjour ensoleillé qui a changé sa vie, lui permettant de toujours aller de l’avant.

« Je me suis rendue compte que tout était possible », confie Caroline Mouton en jetant un regard un brin nostalgique sur son aventure. C’est en août 2002 qu’elle a décollé pour la Californie et son soleil de carte postale. Depuis, la Nancéienne en a fait du chemin, entre l’IUT Charlemagne, un Erasmus à Stuttgart, l’école de commerce de Lyon avant d’intégrer l’équipe du Centre de congrès Prouvé et de créer You In, un service de conciergerie de location courte durée.

Retour en arrière. Caroline a 13 ans lorsqu’elle entend parler pour la première fois du programme d’échanges du Rotary (Youth Exchange program). « Je me suis dit : ça c’est pour moi ! Je veux vivre cette aventure ». Avec cette ténacité que toutes celles et ceux qui ont croisé son chemin connaissent bien, l’adolescente prend tout en main. Elle boucle toutes les démarches administratives, convainc le Rotary club Nancy Ouest, le jury et surtout ses parents.

Tennis et surf l’après-midi

Et voilà Caroline à Ventura entre Santa Barbara et Santa Monica ! C’est la veille de ses 16 ans. Elle est accueillie par sa première famille, mais cela ne se passe pas aussi bien qu’elle l’espérait. « Ils me considéraient un peu comme une jeune fille au pair. Je ne pouvais pas sortir dans le quartier ». Heureusement, Caroline fait une rencontre qui va changer son séjour. Grâce à Courtney, une fille de Rotarien, elle peut changer de foyer. « J’ai trouvé ma famille américaine. Je suis toujours en contact avec elle ».

Direction le lycée, high school en version originale ! « J’étais plongée dans une série américaine. J’avais deux cours à choisir et j’ai fait du tennis tous les après-midis, avant d’aller faire du surf dans l’océan »

Mise à l’épreuve permanente

On a du mal à s’imaginer aujourd’hui un monde déconnecté. À l’époque, Skype et Facetime font encore partie de la science-fiction et les appels internationaux sont hors de prix. « La coupure était totale », rappelle Caroline, « la mise à l’épreuve était permanente ». La jeune Nancéienne relève le défi et revient bilingue. « Mon cerveau a absorbé l’anglais. Mais surtout, cela m’a permis d’aller vers l’autre le plus naturellement du monde ».

Aujourd’hui, Caroline se dirige vers de nouveaux horizons professionnels en toute confiance. Au fond d’elle, il y a toujours cette lycéenne américaine au regard espiègle.  Elle la pousse à aller de l’avant.