Francis JACOB, Gouverneur du District 1790

Edito

Comme vous le savez, chaque mois a son thème. En juillet et août l’illettrisme et les effectifs ont été au cœur de nos préoccupations estivales. Parlons donc de l’illettrisme. Il est encore présent dans notre société, pourtant nous avons une structure éducative développée reposant sur une obligation scolaire.  L’Education nationale a la charge d’apprendre à nos enfants la lecture, le calcul et l’écriture. Alors, comment expliquer le nombre important d’illettrés en France ?

L’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme annonce que 7% de la population est dans cette situation, soit 2,5 millions de personnes. Dans le monde, 860 millions d’individus sont reconnus illettrés. Mais qu’est ce que l’illettrisme et qu’elle est la différence avec l’analphabétisme, ces deux définitions étant souvent confondues ?

L’illettrisme se résume en une impossibilité à déchiffrer des choses simples, bien que ces personnes aient été scolarisées. Il ne leur est pas possible de restituer ce qu’elles ont appris, ne peuvent maîtriser la lecture et le calcul. Ces difficultés rendent une vie personnelle, sociale et professionnelle très compliquée, voire inexistante. L’analphabétisme  amène à une situation similaire, pourtant l’origine est différente puisque ces personnes n’ont pas reçu les codes de l’écriture et du calcul. Alors qu’il n’est question que du tout numérique, cette situation de faiblesse complique l’intégration et le partage, et va jusqu’à l’interdire. La marginalisation devient souvent inévitable avec tous les risques que cela peut comporter, voire même le basculement vers des ghettos sociétaux qui compenseront cet isolement.

Le Rotary est un acteur de la Paix dans le monde. Or, y réduire le nombre d’illettrés est, à n’en pas douter, un élément qui y contribue. Nous menons dans nos clubs des actions envers nos concitoyens en difficultés. Ayons un regard en faveur de cette frange de la société, que nous connaissons trop peu, alors que nous la côtoyons régulièrement. Interrogeons les associations et ceux qui s’attachent à réduire cette carence, peut-être pourrions-nous y apporter notre contribution ?

Le Rotary que nous aimons, a un rôle sociétal à jouer pour rétablir la compréhension et le vivre ensemble, dans un monde ouvert à tous. Chacun devant pouvoir acquérir et utiliser les bases pour comprendre et être compris.