Pascal PERAN, Gouverneur 2021-2022 du District 1790

Edito

A l'heure où vous lirez ces lignes, j'aurai visité 30 clubs sur les 56 que compte le District 1790.

Ma vision, à l'heure où j'écris ces lignes, n'est donc pas encore exhaustive, mais cet échantillon me permet néanmoins de me faire une bonne idée de l'état des lieux en cette période de rebond et de redémarrage de nos activités après de si longs mois de dysfonctionnement.

La vie rotarienne a maintenant repris son cours normal. Mais la COVID a laissé des traces.

Quels sont les premiers constats ?

Certains clubs sont repartis très vite, sans difficulté, d'autres un peu moins rapidement, mais tout le monde est maintenant sur les rails. Beaucoup m'ont fait part de défections dans leurs rangs, avec le sentiment que la période COVID avait agi comme un révélateur dans l'esprit de ceux qui doutaient de leur engagement. C'est bien évidemment dommage pour nos effectifs. Mais c'est ainsi. Alors, ce premier challenge est simple : il faut enrayer rapidement cette courbe de décroissance en retrouvant les prospects qui auraient pu être intronisés si le confinement n'avait pas enrayé le processus. Nous devons reprendre nos stratégies de recrutement : bilan de santé des clubs, journée des bénéficiaires, “Each one – Bring one“.

Certains clubs, ils se reconnaitront, m'ont par ailleurs fait part de leur difficulté à remobiliser toutes les énergies. Ils ont le sentiment que seul le "noyau dur" s'est remis au travail. Il y a là un deuxième challenge à remporter : redonner envie. J'ai entendu un président de club, récemment visité, plagier la formule choc du Président du RI en disant à ses membres : "Servir pour changer des vies" et d'abord la sienne. Ce n'est pas faux ! En servant, on donne et en donnant, on reçoit.

Je note également que de nombreux clubs souffrent de problèmes de trésorerie, du fait d'une longue interruption de leur fonctionnement n'ayant pas permis les opérations de levée de fonds habituelles l'an dernier. Fort heureusement, la levée progressive des mesures de restriction de mouvements et de liberté ont permis depuis la rentrée une reprise des activités.

Mais personne n'a oublié la Fondation, sans laquelle il n'y aurait pas de Rotary, car nous serions alors privés de belles et grandes actions. La collecte avance bien, même si certains clubs ne m'ont remis, pour le moment, qu'un acompte.

Depuis sa création, il y a plus de 100 ans, la Fondation Rotary a investi plus de 4 milliards de dollars dans des actions transformatrices et pérennes. Elles ont aidé les Rotariens à faire progresser l'entente mondiale, la bonne volonté et la paix, en œuvrant dans les domaines de la santé, de l'éducation, de la protection de l'environnement et de la lutte contre la pauvreté.

La Fondation Rotary a un statut d'organisation à but non lucratif. La générosité des Rotariens, à travers leur club ou individuellement, est essentielle pour développer et mettre en place les programmes d'aide partout dans le monde : programmes d'alphabétisation à l'échelle d'un pays, éradication de la poliomyélite en sont deux exemples.

Mais la Fondation permet également de "Servir pour changer des vies" à nos portes. C'est le sens donné aux subventions de District accordées chaque année, ainsi qu'aux dossiers de demande de subvention mondiale ciblés sur des opérations de proximité. Hier, 61 pousses seringues au plus fort de la pandémie pour les hôpitaux de Metz et Nancy ; Demain, je l'espère, un séquenceur pour l'Institut de cancérologie de Lorraine (ICL). Cet appareil de dernière génération permettra à cet institut de progresser dans la maitrise de la technique de la biopsie liquide pour sauver des vies dans le Grand Est.

En attendant la concrétisation de ce dossier qui reçoit un accueil favorable dans tous les clubs visités, continuez à vous protéger et faites-vous vacciner si ce n'est pas encore fait.

Amitiés rotariennes.

Pascal Péran
RC Metz Rive gauche
Gouverneur 21 / 22 D1790