Francis JACOB - Construisons le Rotary de demain

Edito

La Covid-19 nous a amenés à complétement bouleverser nos habitudes, en tant que citoyen ou Rotarien. Nous sortons sur la pointe des pieds d’une longue période de confinement. Le monde d’après la pandémie sera à repenser. Chacun doit en prendre conscience et se mobiliser afin que notre société reprenne de la motivation, je dirai de l’audace.

La fable de Jean de Lafontaine « Le laboureur et ses enfants » nous donne par métaphore, le chemin à suivre pour que nous sortions positivement de cette situation.

Elle montre un laboureur à l’approche de la mort, voulant motiver ses enfants, qui leur dit « travailler prenez de la peine, c’est le fonds qui manque le moins ». Le Rotary a plus d’un siècle d’histoire. L’héritage que nous ont laissé nos prédécesseurs est précieux. Ne le laissons partir en désuétude. Profitons de son apport pour construire un nouvel avenir que nous léguerons aux prochaines générations de Rotariens. Le laboureur demande à ses enfants de rester solidaires et proches les uns des autres dans le travail. Nous devons, nous aussi, travailler pour consolider tout ce que représente le Rotary d’aujourd’hui dans la société, par nos actions et notre implication. Travaillons, restons motivés et fiers autour de notre idéal forgé dans le critère des quatre questions. La pandémie a distendu les relations physiques entre nous, mais en a créé d’autres par les visioconférences. Pour certains d’entre nous, ce genre de réunions était inconcevable et relevait d’un futurisme distant. Après ces quelques semaines, c’est un moyen de communication et de réunion acquis. Bien sûr, la convivialité reste le socle des réunions statutaires. C’est un des ciments de la construction de la cohésion et de l’efficacité. Il est agréable, voire surprenant, de constater le retour dans les clubs de Rotariens qui s’en étaient éloignés. La vidéoconférence a permis de recréer le contact, ne le perdons pas, il est précieux. Ces retrouvailles doivent nous motiver pour entretenir la fidélisation de nos membres par tous les moyens. Pour les nouveaux Rotariens dont l’engagement doit être entretenu par le parrain, à défaut par les responsables des clubs, afin d’éviter des départs trop rapides, la vidéoconférence peut être un nouveau moyen de garder le contact. Sur le plan économique nos entreprises vont être confrontées à des difficultés, qui à ce jour ne peuvent être totalement évaluées. Soyons attentifs autour de nous et soyons solidaires avec nos membres qui devront faire face à des problèmes financiers. Le Président international, nous demande par notre action, comme le laboureur à ses enfants, d’être actifs et partenaires dans la construction d’un monde futur que chacun espère meilleur. Pensons au laboureur de Jean de La Fontaine, semons les graines de la pensée rotarienne, creusons autour de nous pour élargir le panel des Rotariens, étendons nos actions, invitons et sollicitons les bénéficiaires de nos actions qui bien souvent ne nous connaissent pas ou peu et n’ont pas pris conscience de ce qu’est le Rotary. Rapprochons-nous des Rotaractiens. Le Président nous demande de les inclure d’une manière réelle dans la vie de nos clubs. La création de club satellites composés essentiellement de Rotaractiens est une possibilité d’intégration. Dans cette perspective, nous pouvons imaginer que les laboureurs soient les Rotariens et les enfants les Rotaractiens, c’est un long travail à accomplir. Le Rotary est dans une phase cruciale de son existence et de son influence. Il est dans l’obligation de s’adapter à cette nouvelle forme de société qui se profile. Nos actions et notre implication d’aujourd’hui engagent l’avenir. Nous travaillons aujourd’hui pour le Rotary de demain.  Plantons, semons les graines de l’esprit rotarien pour que le Rotary soit un acteur important dans la société de nos enfants et petits-enfants. 

Françis Jacob
Gouverneur D 1790 2019/2020