Francis JACOB, Gouverneur du District 1790

Edito

Le Rotary international créé en 1905 par quatre industriels a trouvé son origine dans une approche responsable et morale de l’activité économique. Elle se résume dans le critère des quatre questions. La société a beaucoup évolué depuis cette date, le progrès des technologies et les nouvelles découvertes scientifiques engendrant le modernisme.

Actuellement, notre société marque une volonté d’atteindre de nouveaux paradigmes de consommation, de production, dans un schéma orienté vers l’économie circulaire.

Elle incite à la consommation des productions locales afin de limiter les transports lourds en charge énergétique, dont l’impact carbone est considérable. Pourquoi aller chercher très loin ce que l’on possède dans son environnement proche ?

Cet objectif est difficile à atteindre. Il existe de nombreux freins alimentés par des lobbies nationaux et internationaux. Les consommateurs par a priori, et abreuvés par ces lobbies, contrarient souvent le recours aux circuits locaux dits courts. Des habitudes et des réflexes d’appréciation insidieusement diffusés réduisent nos capacités d’appréhender des produits proposés.

Un exemple, sur les circuits courts : Près de chez nous, nous trouvons des pommes n’ayant pas toujours une forme parfaite, sans avoir l’apparence brillante et alléchante des standards habituels et pourtant d’excellente qualité. Dans son choix, le consommateur sera souvent attiré par une belle pomme calibrée, brillante, sans défaut apparent, produite quelque part dans le monde. Interrogeons-nous ?

Qu’en est-il de sa qualité nutritionnelle et pour notre organisme ? Quel est son lot d’insecticides et pesticides, de conservateurs pour maintenir une apparence si parfaite même après un long voyage et hors période de productions dans nos régions ?

Afin d’encourager la culture locale, il est nécessaire que les services de l’Etat accompagnent le développement des circuits courts dans une plus grande souplesse administrative avec un soutien financier, quand cela est nécessaire. Il s’agit de relancer par plus d’information et de contacts vis-à-vis de la jeunesse, où le monde de l’éducation a un grand rôle à jouer, le message. Dans le même objectif d’économie locale, la chasse au gaspillage doit être encouragée, dans tous les domaines et surtout dans l’alimentaire.

Par leurs actions, les Rotariens sont au centre de la vie économique, ils constituent un groupe socio-économique de référence. Les actions menées pour promouvoir l’éthique rotarienne envers la jeunesse par le biais des Rylas, les stages courts en milieu professionnel, les échanges de jeunes, mais aussi les actions de promotion comme les Négociales, les concours d’éloquence, constituent un panel d’outils pour en faire des acteurs économiques responsables. Le Rotary grâce à son universalité « connecte le monde », et à la compétence de ses membres, doit s’adapter à l’évolution de la société locale et internationale. C’’est une condition impérative pour que le Rotary continue par son image et son impact à être un exemple dans un monde en perpétuel mouvement.