Au lieu d’un grand week-end de cohésion, les présidents élus de cette année ont eu droit à 210 minutes de séquence Zoom en guise de formation de base.

Une formule qui a bien fonctionné en raison de sa densité et a réuni 75 personnes à l’écran, durant toute une matinée. Sans perte en ligne. Petit retour sur le marché et son appréciation.

Le Séminaire de formation des présidents élus –Covid oblige- se déroule cette année en trois séquences. Une première par secteur et à distance, une troisième que Pascal Péran, le Gouverneur élu, espère pouvoir tenir en présence au printemps et la seconde qui vient d’avoir lieu. Durant tout un samedi matin, 54 des 55 présidents élus, les 9 ADG et une grande partie de l’équipe de District de Pascal Péran, se sont retrouvés à l’écran pour une série de communications, des échanges et au final, une synthèse de la matinée.

Première bonne surprise de ce rendez-vous à distance : quasiment tout le monde est venu. Mieux, cet aréopage est resté jusqu’au bout. Le seul qui a dû rompre, pour motif familial, s’est rebranché grâce à son téléphone portable. Impossible de ne pas en être !

Constance et assiduité

Cette belle assistance n’a ménagé que deux courtes pauses entre les différentes interventions, malgré la teneur et la complexité de celles-ci. Fondation, effectifs, développement durable, jeunesse et action professionnelle ont fait l’objet de communications de la part des experts du District et Pascal qui avait ouvert la séance en traçant la stratégie de sa mandature, l’a rebouclée. Au total, 210 minutes de Zoom pour tous, avec quelques fractions de temps réservées aux questions et échanges. Une belle constance a donc été enregistrée par ce SFPE pas ordinaire, qui a été volontairement orchestré selon une partition bien tempérée. Ce dont l’auditoire semble avoir été gré aux organisateurs, puisque tant leur fidélité en ligne, que leurs questionnements, voire leur degré de satisfaction enregistré après coup, attestent du fait que l’objectif a été tenu. Court, mais dense et surtout avec un message reçu cinq sur cinq. Seule manquait à l’appel… la convivialité, car nous n’avons pas encore appris à passer les plats en Zoom !

90% satisfaits par la formule

A l’issue de cette matinée de travail un questionnaire de satisfaction-insatisfaction a été proposé à l’auditoire. Une très grande majorité des présidents élus ont accepté de donner leur sentiment et l’analyse des réponses fusionnées est intéressante à ausculter. D’abord près de 89% estiment que leurs attentes ont été satisfaites. Seulement 11% des participants jugent n’avoir été satisfaits que partiellement. A propos de l’organisation, c’est 90% de favorables alors que pour la durée de l’exercice, seulement 89% sont satisfaits. Les interventions ont retenu l’attention de ce public choisi            à hauteur de 95%, mais là où le bât blesse, c’est à propos des questions et échanges : seulement 40% jugent très bien la séquence, mais près de 43% ne lui accordent que bien et 17 estiment qu’il faut améliorer cette plage. Le recours à l’outil Zoom et à ses capacités –désormais bien connu des Rotariens- obtient sans surprise 95 % d’opinions favorables. Réalisme.

100% pour Roses et ruches

D’emblée, en tant que futur secrétaire de District et observateur sensible, j’avais capté –j’allais dire presque à l’applaudimètre- que l’intervention de Jacques Fleurentin sur le thème du développement durable et spécifiquement l’opération “Du rosier au rucher “ a séduit. Le retour de l’enquête est sans appel : 100% de très bien et bien ! Ce nouvel axe du Rotary a fait florès, après quoi les autres thématiques ont nécessairement été un peu plus à la peine. Vincent Pommier s’offre un 98% sur la question des effectifs, Monique Novais 98% avec l’action en faveur des jeunes et Bruno Vernin 97% en développant les valeurs et les possibilités offertes par la Fondation. Rodolphe Vilair qui a eu la charge de parachever cette matinée avec l’action professionnelle s’offrant aussi près de 98% des suffrages. En revanche lorsqu’on détaille les très bien et bien, c’est la Fondation qui réalise le score le plus partagé, suivie par l’action professionnelle. Mais le seul à réussir le carton plein reste Jacques Fleurentin avec 0% de demande d’amélioration ! Pascal Péran, qui a ouvert la séance en traçant sa politique s’est offert plus de 97 % de positifs –seuls 2,27% ont exprimé une attente supplémentaire- mais en fin de matinée lorsqu’il a fallu tracer bilan et perspective, il ne réussit plus que 66% de très bien et un peu plus de 27% de bien. La demande d’amélioration grimpe à 6,82%. Nul doute que l’usure de l’attention y soit pour quelque chose, mais comme les trois séquences du SFPE n’ont pas encore eu lieu, l’ultime partie devrait permettre de compléter les attentes.

Plus dense, mieux assimilé

Au terme de cette intense matinée et après avoir épluché cette enquête à chaud, que peut-on conclure : A mon sens, demain rien ne sera plus pareil. Même si on ne peut que souhaiter le retour des SFPE en présence, l’effort de densification dicté par cette formule en ligne devrait contribuer à ramasser les communications. Plus jamais l’outil numérique ne sera absent de nos échanges et des formules hybrides verront certainement le jour. Patrick Vilain a inauguré, l’an passé, la formule des rencontres par secteur avant la réunion centralisée et Pascal Péran l’a saisie au bond pour la démultiplier en promettant un troisième rendez-vous. Cette formule en trois temps évitant l’effet de saturation du week-end unique et permettant d’ouvrir de nouvelles pistes à la faveur de questionnements mieux fondés, une fois les premières communications entendues. Les temps changent, le Rotary s’adapte. Le choix du septième axe, ainsi que l’action mise sur la table pour le conjuguer une première fois, attestent des attentes des Rotariens, qui savent détenir à travers le développement durable, un vecteur d’action et d’attraction.

Gilbert Mayer