De tout temps, il y a les petits et les grands séminaires. Celui du 11 septembre appartient à cette seconde classification, celui du 25 septembre à la première. Mais celui de ce 16 octobre est hors classe. La Fondation et son atelier, se sont taillés la part du lion avec près de 45 auditeurs. Les quatre autres sujets ayant connu une approche plus modeste de la part des Rotariens. Petite immersion parmi deux de ces sessions.

Presque sans coup férir et sur une séquence de temps ramassée, plus de quatre-vingt Rotariens se sont réunis à l’Ibis-Style de Nancy Houdemont, adresse très pratique au carrefour des autoroutes et plutôt sympathique par l’accueil qui nous y est ménagé. Présentation du pass-sanitaire, suivie de l’émargement de présence et en un tournemain c’est l’admission au…café ! Ensuite, il suffit de repérer la salle dédiée à l’atelier choisi, le tout ayant été matérialisé par les Protocoles, Jean-Luc Taite et Michel Frottier.

Comme désormais à chacun de ces rendez-vous, le listing de base des inscrits finalisé la veille, parce que les dernières inscriptions et mutations surviennent à ce moment-là, n’est pas totalement au carré. Certains ne se sont pas inscrits, d’autres ont envoyé leurs inscriptions dans l’éther de leurs connaissances, mais pas au secrétaire, d’autres encore ont changé d’avis en ce qui concerne le déjeuner. Certains enfin ont connu un empêchement de dernière heure. Bon, les compteurs s’affolent à certains moment et Michel s’inquiète de voir enfler le nombre des rationnaires, qui dépasse la jauge arrêtée. Mais au final, tout s’équilibre, avec 68 convives. Michel peut vaquer en toute quiétude, tandis que Jean-Luc se charge de composer la table du Gouverneur, qui lui a mis le cap sur l’Hôtel de Ville où se déroule le don du sang.

Cultiver le réseau social

Pour ma part, après avoir épuisé les joies de l’accueil et les nécessités du recueil des paraphes, je tourne ma casquette de secrétaire de District, pour redevenir rédacteur de la Lettre du Gouverneur et tenter in extremis de vous apporter ce témoignage. Donc, direction l’atelier communication animé par mon ancien collègue et ami Jean-Christophe Erbstein. Il n’a qu’une poignée d’auditeurs et bénéficie du concours de Jean-Claude Barthélémy, une autre cheville ouvrière de la Lettre du Gouverneur pour diffuser ses messages. Il incite les Rotariens à se tourner vers la Presse, même si celle-ci n’est désormais plus le modèle dominant.

Pour leur en faciliter l’accès Jean-Christophe, prodigue quelques conseils pratiques à propos de la manière de s’y prendre pour nouer des relations et avec qui et sur la façon de rédiger les textes. Court, net, précis et délivrant d’emblée le message essentiel, l’article proposé aux rédactions doit éviter les longs plaidoyers et être intelligible d’emblée par ceux qui auront à s’y pencher. Soit pour publier, soit pour inscrire à l’agenda pour action. Le temps est désormais celui des réseaux sociaux, qui tous ont leur typologie. D’un point de vue rotarien Linkedin et Facebook constituent des supports de premier plan, plus que Twitter. Mais là aussi il faut se plier aux codes, faire court, simple, direct et immédiatement informatif. Il faut aussi surprendre et éviter la politique du coup unique. L’usage des réseaux est un travail qui prend du temps, mais porte des fruits dans la durée et en fonction de la persistance à y être présent.

Riche, mais…

Si un club entend être certifié pour bénéficier des soutiens de la Fondation à ses actions, l’une de ses obligations consiste à participer au séminaire Fondation animé par Bruno Vernin. Une quarantaine de clubs a dépêché un représentant à cette session -une séquence rattrapage est fixée à Metz au 4 décembre- et dans une atmosphère attentive, les auditeurs ont découvert ou redécouvert le fonctionnement de la Fondation, la collecte des fonds et l’impact que la générosité des clubs a, en retour, à travers les subventions. Ils recevront d’ailleurs un « Power point » d’accompagnement à cet océan d’explications diffusé par le formateur. D’emblée Bruno indique que pour être certifié, un club doit participer au séminaire, mais qu’il doit aussi disposer d’un compte propre Fondation et remplir le document protocole de certification en le restituant avant le SFPE-2022-2023. Immédiatement ces obligations suscitent des questions de la salle : où trouver ledit document ? C’est simple, il est sur le site du District à rechercher sous l’onglet des documents après être entré avec ses codes dans la partie réservée dudit site. Ensuite, il suffit d’en suivre les demandes et prescriptions. Un membre du Rotaract -désormais pleinement de la famille Rotary- souhaite savoir si son club peut aussi bénéficier des subventions de District. La réponse est oui. Bruno s’échine à mettre en évidence le fonctionnement des fonds et la corrélation qui existe entre la générosité des clubs et les moyens que le District peut rétrocéder en subventions. Ainsi, il y a trois ans, la collecte ayant dépassé les 229 000 $, le Gouverneur Péran dispose de 49 500 $ à répartir entre les différents projets de clubs éligibles à la subvention de District. Le système fonctionne en effet sur les bases de la collecte d’il y a trois ans, ce qui se traduira par une baisse de disponibilités quand l’impact des confinements sur la collecte se fera sentir lors de l’année de Martine Delatte qui succédera à Vincent Pommier. Bruno a aussi montré que les subventions internationales peuvent être obtenues pour des projets internationaux, établis à un minimum de 30 000$ et engageant des clubs étrangers en partenariat avec celui du 1790 initiateur du projet. Notre District est plutôt riche, mais il faut se garder de considérer qu’il s’agit d’une réserve. Car si les fonds ne sont pas employés, ils retournent à Evanston dans une logique de solidarité globale. Pour éviter cela ce séminaire visait donc à rendre plus fluide l’accès aux subventions pour les clubs, en commençant à éclaircir leur accès à ceux qui seront chargés de dossiers demain. Du pratique, rien que du pratique.

Gilbert Mayer