Splendide prestation de la compagnie de danse du Toulois sur la scène de l’Arsenal à Metz, que ce ballet Casse-noisette organisé par le RC-Toul au profit de l’achat du séquenceur pour l’Institut de cancérologie de Lorraine.

Anaïs Bassot, Maitre de Ballet de la compagnie AB-studio danse et directrice de l’école éponyme a su adapter avec grand professionnalisme la chorégraphie originelle de Marius Petipa, aux dimensions moins généreuses de la scène de la salle de l’Arsenal, que celles de l’Opéra Garnier ou du Mariinsky de Saint Pétersbourg. Le corps de ballet présent, dans des costumes chatoyants et colorés, composé de plus d’une soixantaine de danseuses et de danseurs essentiellement, amateurs, bénévoles et enthousiastes, a été brillant. Il a montré son dévouement sans borne « au spectacle vivant » qu’est le ballet classique avec toutes les contraintes, tous les sacrifices d’entrainement imposés par les représentations publiques. Si l’enthousiasme de la salle a été emmené par les parents des enfants danseurs, ce qui est normal, il n’en reste pas moins que les applaudissements nourris de la salle, et les bravos de certains amateurs éclairés, sont le témoignage indiscutable de la qualité de la représentation. Il faut ajouter l’admiration sans bornes pour les petites filles du corps de ballet qui ont montré une application exceptionnelle à danser comme elles l’ont appris.

La technique, pilotée par l‘ingénieur son et lumière de la troupe, sous la direction attentive d’Anaïs Bassot a été de très grande qualité, malgré la difficulté d’adapter l’enregistrement de la musique de l’Orchestre de l’Opéra de Vienne. La Compagnie de danse du toulois existe depuis cinquante ans et se produit sur des scènes internationales, en Allemagne, au Japon, au Brésil, en plus de nombreuses représentations très applaudies en Lorraine. Anaïs Bassot succède à Marie-Claude Deluce, qui l’a créée et développée. Cette compagnie locale, est toujours adossée à un corps de ballet et à une école de danse, qui forme et permet l’épanouissement de toutes les danseuses et tous les danseurs. L’objectif étant de permettre à chacun de ceux qui sont attirés, de se réaliser dans cette activité culturelle et ô combien sportive et dispensant une formation musicale de qualité. Elle compte plus de 200 membres.

Financer le Séquenceur

Le ballet féérique Casse-noisette, est présenté au public pour la première mondiale au Théâtre impérial Mariinsky de Saint Petersbourg le 18 décembre 1892 sous la baguette de Ricardo Drigo et une chorégraphie de Lev Ivanov et du français Marius Petipa alors Premier maitre de Ballet du Théâtre impérial pétersbourgeois. Piotr Illich Tchaïkovski, le génie du ballet classique du 19ème siècle, a composé cette œuvre en juin juillet 1891 pour la musique et l’orchestration de janvier à mars 1892, sur la base d’un argument tiré de l’adaptation par Alexandre Dumas d’un conte de Noël allemand. Cela a été la rencontre de deux génies de l’époque, celui de la musique de ballet, Tchaïkovsky, et celui de le chorégraphie moderne, Marius Petipa, grand maitre du Ballet pendant plusieurs décades. La première partie de l’après-midi a été dévolue aux danses modernes : cabaret, contemporaines, jazz, hip-hop, dansées par des enfants, des juniors, des danseurs plus expérimentés. Une après-midi de qualité, qui a permis au Rotary club de Toul de recueillir des fonds, en répondant à l’un de sept objectifs stratégiques du Rotary international « Soins de la mère et de l’enfant ». L’événement a aussi été l’occasion de participer au financement, d’un séquenceur pour l’Institut de cancérologie de Lorraine en collaboration avec le District Rotary 1790 auquel est rattaché le club. Le projet de Jardin des sens, ou Jardin thérapeutique de l’Ehpad des Ombelles à Toul, sur lequel des bénévoles du club travaillent depuis trois ans, sera également soutenu.