Plus de 300 auditeurs sont venus participer à l’ultime générale du chef Jacques Mercier...

Plus de 300 auditeurs sont venus participer à l’ultime générale du chef Jacques Mercier, titulaire de l’orchestre national de Lorraine. Une soirée de travail combinée avec une œuvre, puisque le produit de ce concert didactique, organisé par le RC Metz Rive gauche, ira servir la plate-forme d’aide aux aidants, baptisée « Répit ».

L’Arsenal, emblématique salle de concert de Metz l’a jouée solidaire en ce 13 juin. Profitant de l’ultime répétition de mise en raccord de la phalange régionale et du chœur de Corée, qui se combine avec le dernier concert du chef de l’ONL, Jacques Mercier, l’établissement public de coopération culturelle Metz en scène est entré dans le projet monté par le Rotary club Metz Rive gauche et sa présidente Emmanuelle Champigny. L’objectif était d’amener à l’Arsenal 300 personnes pour participer à cette séquence musicale permettant de découvrir les rouages d’un concert réussi, afin de dégager un profit qui servira une œuvre. Celle de l’aide aux aidants. A l’issue de la générale, ce public s’est retrouvé à la salle de l’Orangerie pour une rencontre avec le chef, mais aussi pour participer à une tombola destinée à accroître le produit de la soirée. Succès sur toute la ligne pour cette initiative majeure du club, qui dégage ainsi plusieurs milliers d’euros qui iront à la plate-forme Répit. Au programme une création de l'artiste libanais en résidence Zad Moultaka d'une part, et d'autre part la présentation de la Symphonie N°9 de Beethoven. "Alle Menschen werden Brüder", est le titre de la soirée, extrait du poème de Schiller dit "Ode à la joie" mis en musique dans le 4 ème mouvement. Musique et Rotary, rien que du fraternel !

Un enjeu de société

Le soutien est un maillon essentiel dans notre société actuelle. L'augmentation de l'espérance de vie et les progrès médicaux nous mettent face à un défi que n'ont pas eu à relever les générations précédentes, surtout dans un contexte où les solidarités familiales sont plus ténues qu'avant. Il n'est désormais pas rare de voir une personne âgée prendre soin totalement de son conjoint atteint par exemple de la maladie d'Alzheimer, ou ayant subi un accident de santé type AVC ayant entraîné une forte dépendance. Cela peut aussi être le cas d'enfants prenant soin de parents dans le grand âge, ou de frères et sœurs, ou de tout proche amené à prendre soin globalement d'un parent. La charge psychologique induite par ce soin est très importante, et il n'est pas rare de voir le proche s'épuiser et développer des problèmes de santé, des troubles divers, sans pour autant réussir à prendre des moments de repos pourtant essentiels. La culpabilisation et le sentiment d'abandonner la personne amènent l'aidant au bord de l'épuisement physique et psychologique. Un seul chiffre amène à prendre conscience de cet enjeu : pour les maladies neuro dégénératives type Alzheimer, dans 75% des cas, l'aidant décède avant la personne qu'il aide… manque de soin de sa propre santé, épuisement physique et psychologique sont les risques essentiels. Pour contribuer à aider ces aidants notre opération  porte sur deux axes : D'une part, faire connaître ce rôle d'aidant familial, le valoriser et inciter à le rendre plus visible et donc digne d'une reconnaissance de la société, et des proches en particulier. D'autre part, le but est de lever des fonds afin de mettre en place une expérimentation de répit en laissant la personne aidée à son domicile. L'accompagnement à domicile correspond à un vrai besoin permettant de ne pas sortir la personne de son environnement. Pour les aidants, pouvoir se rendre à un rendez-vous médical en temps utile et sans le différer au-delà de ce qui devrait être nécessaire. Pouvoir prendre soin de soi, en allant chez le coiffeur, ou en se rendant à une activité de bien-être en sachant la personne malade prise en charge pour quelques heures est un source d ‘oxygène.  Cette expérimentation permettrait de bien qualifier le besoin de formation des personnes amenées à intervenir ponctuellement au domicile des personnes malades en relais des aidants, et de faire remonter un dossier de subventionnement ou de partenariat pérenne vers les financeurs usuels de l'association Fondation Bompard. Cette offre pourrait alors être proposée sur le bassin Messin.