Roberto Autunno, chargé du développement du club et éducateur spécialisé dans le sport-santé, nous explique les fondements de cette démarche.

Le Rotary d’Épinal a financé le Dragon boat qui entre en action en avril, au Port d’Épinal. Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est un Dragon boat ?

Roberto Autunno. – Un dragon boat, est un bateau ancestral, qui permet de pratiquer un sport collectif, de façon ludique, sur une eau calme. Le Rotary d’Épinal nous a sollicités afin de faire découvrir cette activité aux femmes touchées par le cancer du sein. C’est une pratique qui ne nécessite pas de prédispositions et qui est accessible à tous, à n’importe quel âge, quelle que soit la morphologie des personnes. Elle permet de reprendre une activité physique en douceur, de se remuscler en profondeur, tout en partageant un moment d’échange. Nous voulons cultiver les notions de convivialité, partage et solidarité.

Comment vont se traduire les actions menées avec ce Dragon boat ?

R. A. – Mon rôle est de motiver les troupes. Nous allons proposer une séance par semaine, à partir de début avril, les mercredis de 17 h à 19 h. Nous ne pagaierons pas 2 h mais c’est le temps de se présenter, se préparer. Une heure dans l’eau au maximum, généralement. Mon rôle en tant qu’éducateur sera de les sécuriser, d’engendrer la convivialité.

Pour les femmes intéressées, quelles sont les démarches à accomplir pour intégrer le team Dragon boat ?

R. A. – Elles peuvent appeler au club GESN, en demandant Roberto. Je pourrai renseigner les personnes qui souhaiteraient intégrer le groupe. Plus nous serons mieux cela sera. Nous ouvrirons d’autres créneaux, si besoin. Mais généralement, ce sont des femmes en traitement qui auront été orientées vers nous par leurs médecins traitants. Il s’agit d’une phase de rééducation durant laquelle elles ont besoin de l’autorisation de leur médecin. Elles prendront une licence à l’année et grâce à cette licence, elles pourront aussi faire du kayak loisir. Pourquoi aussi, ne pas ouvrir les séances aux hommes ou aux autres personnes touchées par d’autres maladies.

Allez-vous vous lancer des objectifs ?

R. A. – Oui, cet été, nous pourrions envisager des sorties plus longues sur le canal. Nous risquons d’être juste bloqués par les écluses. Le truc intéressant pour la motivation, c’est que nous avons des projets de rencontres Dragon boat à Toul, Annecy, ou encore Venise. Des manifestations qui attirent beaucoup de monde. Il serait très encourageant de se lancer cet objectif de participer à ce genre de rencontre. Une motivation supplémentaire. Un projet à mettre en place pour faire avancer.