La COVID 19 a impacté le fonctionnement de toute la structure du Rotary jusqu’au niveau des clubs.

Chaque club s’est adapté pour faire face à cette situation dont nous ignorons la durée. Nous avons intégré un mouvement regroupant des hommes et des femmes ayant des valeurs en commun et souhaitant s’engager pour rendre le monde meilleur. La crise sanitaire peut nous maintenir dans un certain confort et nous éloigner de nos clubs. Il convient de nous montrer vigilant afin que nous puissions maintenir, remobiliser nos membres et relancer nos clubs. La question est de savoir comment faire revenir nos membres dans nos réunions au sein de nos clubs ? Des pistes reposent sur la flexibilité, la formation et l’innovation. Cette réflexion se veut être un point de départ de ce qui peut être entrepris dans les clubs. Ces derniers ont, pour la plupart, adapté leur mode de fonctionnement. La flexibilité est un moyen pour répondre à la situation actuelle. Les réunions en visio-conférence sont un palliatif à nos réunions « présentielles ». Ne conviendrait-il pas d’organiser une première réunion avec d’une part des membres en face à face et d’autre part avec les membres absents en visio-conférence ? Au-delà de cette approche, la modularité des heures de réunions et des jours, la fréquence en alternant le matin, le midi ou le soir peuvent être une solution pour dynamiser nos clubs. Enfin, remplacer une réunion par une action du type, distribution de masques, permet de rassembler.

L’atout formation

Notre président international élu, Holger Knaack, nous demande d’impliquer et d’accompagner les nouveaux Rotariens. Cela passe par la formation. Une variable qui concerne l’ensemble des membres d’un club. Faire revenir nos amis et conserver les jeunes Rotariens ne passe-t-il pas par un accompagnement des parrains et par des formations en e-learning sur “My Rotary“ ? Dans les périodes de crise, l’innovation est un moyen essentiel permettant de redynamiser notre action. Des actions et des projets reposant sur le développement durable interpellent les jeunes, et sont porteurs de dynamisme. L’action professionnelle est un levier efficace, dans le cadre de l’aide qui peut être apportée à nos amis Rotariens, chefs d’entreprise, qui connaitraient certaines difficultés en leur proposant l’appui des compétences de Rotariens dans des domaines entrepreneuriaux. Ces différentes pistes de réflexion, qui ne sont pas exhaustives, doivent nous permettre de poursuivre notre réflexion sur des actions à mener dans l’après coronavirus. Enfin, n’oublions pas notre action jeunesse, moteur important dans nos clubs. Le programme NGSE, stage recherché par les jeunes en fin de formation, est un élément motivant pour dynamiser nos clubs et pour leur permettre de finaliser leur cursus et ainsi affirmer la motivation du bienfondé des actions du Rotary. Il serait dommage de se passer de la possibilité de débattre d’idées et d’élargir nos contacts. Le Rotarien apporte ses compétences, son expérience et son enthousiasme et permet de renforcer notre potentiel d’action.

Patrick Vilain
Gouverneur élu
RC Epinal Image