De l’espoir à l’aide concrète, nous avons voulu en savoir plus à propos des retombées de l’opération

De l’espoir à l’aide concrète, nous avons voulu en savoir plus à propos des retombées de l’opération Espoir en tête et avons, pour ce faire, posé trois questions à Louise Tyvaert, Professeur d’université et praticien hospitalier, de l’Université de Lorraine,  

La prochaine sortie du film 2020 d’Espoir en Tête fournit l’occasion de rappeler l’aide concrète à laquelle cette opération a conduit dans notre région, en rencontrant le professeur Louise Tyvaert à l’université de Lorraine.  L’équipe de neurologie du CHU central à Nancy a bénéficié d’un équipement d’enregistrement unitaire neuronal de 180k € en 2013 et d’une bourse “coup de pouce“ à destination d’un doctorant de l’équipe, Samuel Louviot. Ce dernier est parti en juin 2018, poursuivre ses recherches aux USA à City College, où il se trouve toujours. Un voyage pour lequel les clubs Rotary de Nancy, Nancy Emile Gallé et le District 1790 ont réuni 1500€ afin de contribuer à ses frais sur place.

LDG. - L’équipement fonctionne-t-il toujours ?

L.T. - Oui. Il n’y a que trois centres en France équipés avec cet appareil, Nancy étant le premier à en avoir bénéficié. Un des intérêts de cet équipement est d’enregistrer l’activité d’un seul neurone. Nous travaillons sur l’épilepsie. Nous posons des électrodes dans le cerveau pour moduler l’activité du neurone, bien cibler la zone malade et voir si le neurone répond à diverses stimulations électriques. Notre objectif est de développer de nouvelles thérapies.  Cet équipement sert également à un directeur de recherche au CNRS qui effectue des travaux sur la reconnaissance des visages. L’objectif est de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau.

LDG. - Quel était l’objectif du déplacement de Samuel Louviot ?

L.T. - Samuel travaille avec une équipe de mathématiciens sur la modulation de stimulations électriques cérébrales. Il poursuivra ses travaux à City College encore pendant les six prochains mois

LDG. - Qu’est-ce qui aurait du sens à ce jour, pour aider à la recherche dans votre domaine ?

L.T. - Il y a encore beaucoup de points sur lesquels une aide est possible. Le type de projet, tel que celui sur lequel est engagé Samuel, peut se reproduire à l’avenir. Nous avons par ailleurs, besoin de communiquer sur nos recherches, et faire connaitre nos travaux. Le Rotary peut nous y aider. Enfin, nous avons aussi besoin de bénévoles en bonne santé pour participer à nos recherches et pouvoir comparer avec les résultats que nous obtenons sur nos patients. Nos étudiants s’y prêtent volontiers, mais ils appartiennent à la même catégorie d’âge et il est intéressant d’avoir des participants d’âge variés.

Recueilli par Michèle Larchez