Intense et passionnante séquence, que cette session de Mi-parcours du mandat de Pascal Péran. Sous l’empire et la protection des masques et des portes de la grande salle de l’Ibis-Style sans cesse manœuvrées, pour éviter l’assoupissement des consciences tout en diminuant la charge virale, ce long incontournable de l’année rotarienne a déroulé le catalogue de ses actions menées et à venir.

Le dernier inscrit est survenu vendredi soir, avec juste dix jours de retard sur le calendrier et l’édition du listing destiné aux paraphes a été bouclée dans la foulée. Au petit matin, juste avant de prendre la route, j’ai découvert les désistements de dernière heure. Vous l’aurez compris, construire l’édifice d’un Mi-parcours rotarien n’est pas une sinécure. Mais une fois en place à l’entrée de l’Ibis-Style avec Jean-Luc Taite et Michel Frottier, les deux Protocoles la machine à accueillir-contrôler-enregistrer-abreuver, puis conduire à la salle des séances se met à fonctionner sans coup férir. Sans aucun ? Non bien entendu. Surviennent ceux qui ne se sont pas inscrits, l’ont fait ailleurs que chez le secrétaire, font mine de s’être inscrits et ceux qui se ravisent à propos du déjeuner. La réunion en mode physique et à 82 passe encore, mais tout masque mis à bas dans un repas convivial… Aiiiieee. Somme toute, ces changements de postures règlent la question des rationnaires imprévus et à l’arrivée, la jauge des 60 à table est respectée. A quelque chose valse-hésitation en bonne.

Le Gouverneur avait prévenu : mesures barrière indispensables. L’accueil de l’hôtel prend les pass sanitaires, l’équipe du District les griffes, s’assurant ainsi que tout entrant est au carré avec les mesures qui s’imposent (les masques, les masques) en cette période de remontée des incidences pandémiques. Au final, tout est presque parfait, sauf un Rotarien qui n’a pas apposé son paraphe, tout en étant présent. Je sais, je l’ai vu dans la salle. Pour compléter l’attirail des mesures de protection, Michel s’est ingénié à ouvrir béantes et à tour de rôle les portes de sécurité de la salle. De quoi balayer le virus, mais en menaçant gorges et nez d’une autre affection. Glaciale cette action.

Plus de 66 000 € d’excédent

Ça c’est pour le climat général. Pour le reste, c’est-à-dire, les écrans de nos entreprises, ils se sont ouverts sur toutes les actions et engagements de cette mandature au milieu de son gué. Car c’est le cas, le Gouverneur Péran en est déjà à la moitié de son parcours entamé début juillet. Il a visité 43 des 59 clubs que compte le District et majoritairement rapporté des impressions très toniques de cette expérience humaine-rotarienne en vraie grandeur. C’est du Rotary à cœur ! Le Gouverneur souligne aussi la générosité desdits clubs qui ont été ses hôtes en particulier pour l’œuvre de soutien au aidants promue par son épouse Françoise.

En réalité, tout a démarré par la présentation des résultats chiffrés de Patrick Vilain qui a coiffé à la fois la casquette de Gouverneur de l’an passé et celle de trésorier du même mandat. Jacques Sourdot, l’homme des chiffres, étant tenu au fond de son lit par un variant agressif. J’y reviendrai dans le détail dans « Le Trait d’union » mensuel destiné aux responsables du District, mais globalement il ressort de cette présentation un excédent de 66 701€. Des moyens importants qui s’expliquent par les entraves à faire du bon Rotary générées par la Covid et qui seront remis au service des clubs. L’assemblée des Présidents de clubs réunie pour la circonstance a unanimement approuvé les comptes, donné quitus et accepté que le surcroît d’argent aille aux clubs.

Moins de 1 700

Sur le fond, Pascal a balayé les succès enregistrés par les opérations de solidarité envers les victimes des inondations de juillet en Allemagne et Belgique ; montré à quel point les clubs et les clubs contacts du 1790 sont entré dans plain-pied dans l’entreprise de financement du séquenceur pour l’Institut de cancérologie de Lorraine ; ou encore rapporté à quel niveau la vente de rosiers a connu une floraison fantastique. Dans le même temps il a regretté que seulement 55% des Rotariens soient présents sur My Rotary et lancé un concours destiné à doper cette adhésion. Le premier à 100% du club sera primé ! Il a aussi mis en évidence qu’il reste du chemin à parcourir pour féminiser nos clubs, les rendre plus jeunes et en accroître les effectifs. Les effectifs ? C’est l’affaire de Martine Delatte qui nous a gratifiés d’un sermon sur le mode Évêque de Meaux et qui entend rendre visite à tous les secteurs afin d’y diffuser son message de structuration, de développement d’une politique de recrutement et de fidélisation. Car ne nous trompons pas : depuis juin, la chute est de 36 Rotariens. Nous sommes passés sous la barre des 1 700. Autant dire que la reconquête et la capacité à tendre vers le « Each one, bring one » ne se fera pas sans efforts. Mais au moins les accents de la conviction ne font pas défaut à cette militante-pratiquante qu’est Martine.

Bravo pour les rosiers et voici venu le temps de songer aux ruches. Car si les clubs ont perçu un inattendu bénéfice de cette vente de roses et s’ils sont libres de l’emploi de ces moyens tombés du ciel, l’idée inscrite dans la durée était d’acheter des ruches ou des pièges à frelons asiatiques pour in fine, contribuer à la biodiversité. Notre ami Jacques Fleurentin en charge du développement durable au sein du District a, à son tour, délivré la bonne parole, invitant les clubs à choisir les lieux d’installation des ruches en évitant la concurrence entre abeilles domestiques et sauvages. Fondation, Rotaract inclus, échanges de jeunes, action professionnelle, paix, communication, le menu de cette matinée a été extrêmement copieux pour un aréopage de présidents eux-mêmes parvenu à la moitié de leur mandat. Le Rotary en District 1790, vit, s’agite positivement, se mobilise pour de grandes choses, même si, dans la coulisse guette l’ombre virale. Le rebond est là, il a pris son envol. Reste à réussir la figure.

Gilbert Mayer