Bruno Vernin tire sa révérence à la tête de l’équipe communication, après quatre années d’une grande densité

Bruno Vernin tire sa révérence à la tête de l’équipe communication du District. Après quatre années d’une grande densité, il prend en charge la Fondation et passe le témoin à Jean-Christophe Erbstein. Clap de fin ? Pas tout à fait.

Ca commence au détour de la place Saint-Jacques à Metz. Françoise Muel (Metz La Fayette) qui se charge de collecter les articles auprès des clubs afin de nourrir la Lettre du Gouverneur commence à ressentir le poids de la responsabilité. Parce que nous nous connaissons aussi professionnellement depuis des décennies, elle me demande si j’accepterais de donner un coup de main, côté écriture. Parce que sous le  regretté Gouverneur Henri Ferretti, j’avais déjà prêté main forte à la communication du District, j’accepte cette nouvelle aventure, tout en m’assurant que « tout » ne tombera pas sur mon pupitre. Dans l’aventure aussi à l’autre bout de la fibre optique Jean-Claude Barthélémy, se charge de transformer les fichiers d’écriture et les images en vecteurs de communication numériques. Reprenons, Bruno est le guide et rédacteur en chef, Françoise assure la collecte, Jean-Claude le secrétariat de rédaction et au milieu de tout ce maelström je me charge de la rédaction, de la relecture du rewriting, de l’organisation des fichiers et de leur archivage. J’embraye donc pour la séquence 2016-2017 et ses dix numéros de LDG. Très vite la structure du document s’impose avec son édito, son thème du mois, les rubriques, les grands sujets d’information générale du Rotary, mais également la vie des clubs et interclubs. A raison de vingt à trente sujets par numéro, personne ne chôme. Mais en même temps quelle fabuleuse manière de prendre le pouls du District et des clubs, d’en connaître les moindres actes et recoins, les actions et galères. Mais surtout les femmes et hommes à l’œuvre.

Cœur et rigueur

L’œuvre c’est aussi et d’abord la mise en ordre rédactionnel de toute la copie qui me parvient. Les collections de majuscules indues, les variations de caractères sans motif, les fautes, les phrases bancales… l’absence de respect de concordance des temps, pas grand chose ne m’est épargné. Je tente d’y parer, je m’emploie à corriger. Si parfois j’avais une plume entre les doigts, je crois qu’elle aurait griffé le papier. Certes nos chers Rotariens ne sont pas des spécialistes de la com’, sûrement pas des journalistes non plus, mais on pourrait attendre d’eux un peu de rigueur et de respect des fondamentaux de la langue. Le reste je m’en charge, je suis là pour cela. Toutefois, écrire dans un même article un même concept de trois manières différentes et jamais juste… cela a de quoi faire fulminer. J’en viendrais d’ailleurs à publier un vade mecum de parfait petit rédacteur et même lors d’une session de formation de rentrée à tenter de mieux orienter nos plumes. Ne soyons pas totalement négatifs : d’abord ils produisent, parfois beaucoup –mais c’est le cœur qui compte- souvent aussi ils sont bons, voire parfaits dans l’interprétation de leurs messages. Ce qui paye le scribe que je suis, de ses autres souffrances. Mais bon, c’est pour servir le Rotary. Alors servons ? Resservons même ! Car en 2017-2018 l’équipe est reconduite, scellée par un accord autour d’une table sympathique à Metz à la veille de l’été. L’engagement se reproduit sans férir quatre mandatures de suite. Nous y voici. Pas moins de quarante numéros de la LDG ont été confectionnés durant cette période, distillant ainsi des centaines de sujets de différents ordres et reflétant la vie et le tonus des clubs. Entretemps, Françoise avait préféré se recentrer sur d’autres activités et Michèle Larchez de Metz La Fayette a pris le relais pour la collecte auprès des clubs. Un lourd fichier qu’elle m’adresse à chaque “dead line“, fidèlement et avec la volonté de ne surtout rien manquer. Elle défriche, tance, incite et finalement contribue fortement à peupler les colonnes digitales de la LDG. Michèle, puisque tu cesses ta contribution, tu vas manquer à ceux qui prendront la relève !

Peu de couacs

En feuilletant –de la souris- la collection de ces 39 numéros (le quarantième est en cours de fabrication), des quatre dernières saisons, que d’aventures, que d’événements et d’opérations réussies ! Que d’inquiétudes aussi à propos des effectifs et des solutions à mettre en œuvre pour attirer, fidéliser, assurer le rayonnement. Parfois aussi des échecs, comme avec la fermeture de clubs (cette fois Metz-7). De temps à autre, un papier stratégique reste sur le marbre et provoque les foudres de l’auteur qui s’était décarcassé. Nul n’est parfait et les pages, soient numériques, ne sont pas multipliables à l’envi. A l’heure des choix, le marbre vient à se peupler. Tout journaliste vit avec cela, même s’il en conçoit de l’aigreur… vaste sujet ! Pas de vrai drame non plus, si ce n’est cette affaire de student exchange en Amérique du sud, qu’il a fallu régler avec zèle et efficacité pour éviter le drame ou encore lors de l’année de Cordula une demande de précision de sa part après l’article sur la conférence de District. Mais écrire et publier c’est aussi s’engager. S’engager avec responsabilité vis-à-vis des lecteurs et de l’environnement et donc donner droit à précision –voire droit de réponse- à quiconque en manifesterait la demande à bon droit. Pour le reste c’est véritablement un foisonnement extraordinaire en particulier du côté des clubs qui manifestent leur génie inventif pour mieux servir. Certains ont touché le Graal ! Bravo à eux. La récente période de confinement face à la Covid-19 a aussi été l’occasion pour les clubs de monter de façon dynamique et positive leur solidarité. Et puis, il y a les fidèles de la plume, comme Jacky Chef qui ne manque jamais de nous offrir un éclairage sur l’Europe ou encore les différents responsables du District, qui chacun à point nommé viennent nous rappeler que le Rotary est aussi un groupe uni, même si chaque club est indépendant. Nous avons ainsi perdu notre Bernard Thibaut, si vibrionnant dès qu’il s’agissait de la Fondation ou Jean-Claude Hecquet, dont l’engagement international a été un modèle. La grande faucheuse nous a ravis ces caciques-rédacteurs, elle a aussi creusé nos rangs parmi les grands anciens. Des pages se tournent tous les jours au Rotary. Celle de Bruno, c’est maintenant. ? Il prend la responsabilité de la Fondation et cède le levier communication à Jean-Christophe Erbstein. Un autre homme de plume, journaliste et fils de journalistes. Pendant ce temps-là Jean-Claude et moi assurons la continuité, ainsi que Michèle qui collecte depuis septembre 2018. Donc s’il vous plaît… facilitez-nous la vie, afin que nous puissions consacrer nos efforts à vous la rendre plus lumineuse. Salut Bruno et à très vite avec un excellent papier à venir sur la Fondation et ses subventions.

Gilbert Mayer