Résumé de l'intervention de Jerome Le Saint, lors de la conférence de District : La transition énergétique est une ardente obligation pour parvenir à une production électrique à bas niveau de carbone, permettant de passer de 1 600 Térawatts/heure à cet instant à 930Twh en 2050.

Soit un repli de 40%. Une invitation pressante à la sobriété énergétique, qui ne pourra toutefois pas être atteint sans choix forts. Car dans le même temps la population du monde passant de 7 à 9 milliards d’individus, on peut s’attendre à une demande accrue de 80% d’électricité, dans un espace, où justement, le mode de production reste encore très fortement carboné. Il faut aussi introduire dans l’équation, la croissance débridée du numérique -en France les seules box consomment 1% de la production- et le digital consomme 10% de l’ensemble en étant en très forte croissance.

Selon le directeur général du Centre nucléaire de production électrique de Cattenom, Jérôme Le Saint, des choix cruciaux devront être opérés entre les différents scénarios présents sur la table : « Demain pour être à même d’assurer 96% de la production électrique en mode dé-carboné, il faudra s’adosser sur les énergies renouvelables et sur le nucléaire pilotable. Car ce dernier est le seul à offrir la puissance et la flexibilité. Un réacteur est capable de baisser ou d’accroître sa production de 80% en trente minutes ! »

Réseau de transport électrique (RTE) a confectionné plusieurs scénarios avec ou le nucléaire et l’intervenant à la Conférence de District les a présentés entourés de leurs contraintes et complexités. Les plus réalistes -mais c’est la politique qui devra trancher- passent par la création de nouveaux réacteurs. Plus huit, plus quatorze, plus quatorze avec maintien au-delà de soixante ans des centrales existantes… en tout cas parmi le faisceau des incertitudes technologiques pour la transition, le choix du nucléaire reste le plus probant. A méditer.