Ne jamais demeurer l’arme au pied ! Tel est le principe que cultive le Rotary malgré toutes les entraves qu’il rencontre.

La pandémie a d’abord enrayé la belle mécanique du Rotary et a surtout privé ses membres des échanges physiques qui constituent la base de la vie des clubs. Le premier temps de sidération passé, les clubs et les rouages sont passés aux visio-conférences, puis aux visio-formations et aux visio-réunions. Plus de grand-messes réunissant le ban et l’arrière ban, mais des séquences de travail en ligne, plus denses auxquelles seule manquait la convivialité.

Très tôt aussi nous avons réorienté nos lignes d’action. D’abord avec les opérations masques, blouses et sur-blouses, puis avec les pousse-seringues. Le Rotary, clubs, District et Fondation réunis à la manœuvre ont choisi de répondre aux besoins de la société des soignants en manque de moyens pour affronter le virus.

Les confinements se sont cependant succédé de façon inattendue étirant les liens entre les Rotariens de moins en moins à même de se réunir physiquement. Ce faisant, nombre de clubs ont poursuivi les actions engagées, mais d’autres ont été contraints de se dédire. Au fil des mois de cette étrange mandature de Patrick Vilain, La Lettre du Gouverneur qui n’a jamais fléchi, ni jamais manqué de matière, atteste que la vie rotarienne s’est poursuivie. Souvent en mode dégradé certes, mais avec la ferme volonté de ne pas abandonner l’essentiel : Servir.

Aussi est-ce sans réelle surprise qu’a germé l’idée de venir en aide aux étudiants en détresse. A Nancy, à Hayange, Thionville et Metz, les initiatives ont germé. Tantôt individuelles, tantôt collectives, elles ont permis de mobiliser des dizaines de milliers d’euros au profit de fournitures alimentaires, de livre, d’assistances. Le plus intéressant réside dans le fait qu’avec les moyens dégagés, les actions peuvent s’inscrire dans la durée. Le District a même accepté que certaines de ses subventions accordées pour des opérations empêchées par la pandémie, soient reportées sur des actions de lutte contre les conséquences de cette crise sanitaire et sociale. La Fondation elle-même étant saisie pour abonder des projets allant dans le même sens.

Ce faisceau d’initiatives, dont nous rendons ici compte de certaines, atteste la détermination du Rotary à ne jamais demeurer l’arme au pied.