Thomas est allé chercher son oreille au bout du monde. De l’autre côté de l’Atlantique. Ce jeune lorrain souffrant de microtie a bénéficié d’un traitement hors norme destiné à lui offrir enfin le pavillon et l’audition dont il était privé de naissance. La mobilisation des Rotary clubs de la place a permis de financer cette chirurgie reconstructive.

Lors d’une récente réunion quoi s’est tenue au RC-Metz Charlemagne l’occasion a été trop belle de raconter le long cheminement de Thomas et de sa famille. Mieux cette première rendue possible par les contributions des Rotariens de Metz a été l’opportunité d’esquisser un rapprochement entre les chirurgiens de France et leurs homologues américains qui ont opéré Thomas. « Tout le monde s’est senti heureux d’entendre Thomas et ses parents » rapporte Martine Divo, membre du RC-Metz Charlemagne. Un retour qui permet de mesurer à quel point les efforts des Rotariens ont été à la base de la réunion des 84 000€ nécessaire à cette opération salvatrice. Car la microtie consiste en l’absence d’oreille et de conduit auditif à la naissance. Un état extrêmement handicapant pour l’enfant !

De cet état originel Thomas est sorti après l’opération qui lui a donné un joli pavillon, mais aussi grâce au canal établi, l’équilibre, la différenciation et le relief sonore. Thomas dispose désormais d’un système auditif complet.

Si ce jeune garçon a enfin pu bénéficier de l’opération tant attendue, c’est grâce à sa maman qui a créé une association « Une oreille pour Thomas » et un site dédié. Des outils de communication qui ont été entendus par les Rotariens qui ont organisé une soirée dédiée à l’Opéra-Théâtre de Metz. Ses bénéfices ont été reversés à la cause de cette famille. Ils ont contribué, aux côtés des 2 500 personnes et 200 entreprises, associations et communes qui ont aussi apporté leurs écots, à réunir la bourse indispensable au succès de l’entreprise. Les parents de Thomas sont d’ailleurs résolus à poursuivre afin que la technique opératoire dont a bénéficié Thomas puisse s’appliquer à d’autres enfants souffrants du même problème. Le contact a été noué avec l’hôpital Necker et Thomas a même participé à la première rencontre entre hommes de l’art français et américains.