Je suis un, parmi les 175 membres des clubs à avoir répondu présent pour le séminaire de formation de rentrée du District 1790.

Je suis un, parmi les 175 membres des clubs à avoir répondu présent pour le séminaire de formation de rentrée du District 1790. Un, parmi les vingt à avoir opté pour l’atelier communication. Enfin un, parmi quelques-uns, à être tout à la fois auditeur et acteur. Car après tout, en tant que rédacteur de la Lettre du Gouverneur pour la quatrième année consécutive, la Com’ me concerne un peu et me mobilise toujours. Voici donc le ressenti de cette séquence matinale tout en haut de la tour nancéienne, par un beau samedi ensoleillé. De quoi bien braquer les projecteurs sur le Rotary.

Bruno Vernin a sorti la mécanique indispensable à toute bonne communication : l’ordi et la projection de son “Power point“. Avec une telle technologie, nous voici de plain pied, quoique au sommet de la tour Thiers, avec le sujet. La communication du District et son accès aux membres des clubs, mais aussi et surtout comment faire briller le Rotary et ses actions par tous les moyens. Comme tout bon discours stratégique, ca commence par camper les enjeux : « Nous sommes à 55 clubs et 1 860 Rotariens. C’est de plus en plus en repli par rapport au dessein des 2 000 membres autrefois tracé pour le District. En France, c’est même moins 2 000 durant cette année ». Autant dire que même s’il n’y a pas le feu à la boutique, il est néanmoins temps d’en relancer l’attractivité et sa capacité à fidéliser. Or, dans sa hotte des outils de conviction, le Rotary ne manque pas d’arguments. Ses réalisations internationales ou de proximité plaident pour sa performance. Reste à le faire savoir ou mieux encore, à l’asséner. Pour cela nous devons communiquer et y procéder par tous les moyens à notre disposition. Car désormais avec le numérique, nous avons tous le potentiel d’être éditeurs, à tout le moins de proposer des annonces ou des retours concernant des projets de nos clubs. Cela ne coûte, rien. Que l’effort d’y souscrire. Mais pour cela encore faut-il maîtriser quelques techniques, car en la matière, rien n’est pire et contre-productif que l’amateurisme.

Choyer le réseau

Donc : Jean-Christophe Erbstein, Bruno Vernin, Fabrice Colin, mais aussi par voie électronique Michèle Larchez ou Jean-Claude Barthélémy, sans oublier votre serviteur avons plaidé pour l’établissement d’une stratégie de communication. Pas pour une communication éruptive ou échevelée, mais pour quelque chose de construit. De passage dans l’atelier, le Gouverneur assène « le Rotary doit se montrer, en affichant son contenu ». Si fait ! Pour cela il faut s’organiser, puiser dans le « brand center » les outils graphiques qui empêcheront la dispersion des messages. C’est la base. Ensuite de quoi il faut tracer la voie, savoir qui nous sommes, ce que sont nos besoins, quelles sont nos cibles, nos objectifs, établir un calendrier et enfin préparer le message et son destinataire. Sur ce plan, ce qui change désormais c’est la multiplicité : la Presse bien entendu et ceci sous toutes ses formes, mais également La Lettre du Gouverneur et les réseaux sociaux, voire encore le Mag. « Dans certains cas il est intéressant de conduire une communication via l’Interclubs quand il existe, dans d’autres le club est en mesure de faire lui même. Le tout consistant à ne pas lasser les média ou les lecteurs/auditeurs/consultants/likers…» insiste Jean-Christophe.

La relation avec la presse repose sur la confiance, à tout le moins sur… une relation suivie. Le Rotary n’intéresse pas, a priori, les rédactions, mais une action en faveur d’une cause sociale ou humanitaire peut engendrer l’envie d’un article de fond. Vous pouvez même le suggérer, question de complicité. Le Rotary apparait alors en filigrane et donc de manière encore plus crédible. La Com’, comme le reste, est affaire de réseau, personnel ou de groupe, mais de réseau choyé et entretenu. Côté réseaux sociaux cela fait de bien de partager et de repartager par l’effet boule de neige. Dans son club thionvillois, notre ami Colin totalise déjà 3 000 amis, ce qui lui a permis de recruter, de trouver des idées d’actions, des bénéficiaires. Une véritable bourse miracle, pour qui sait s’en servir et l’utiliser à bon escient. Fabrice est là pour nous y aider sur le plan districal. En matière de réseaux plus encore qu’ailleurs l’actualité chasse l’actualité. Pour conférer une relative pérennité à vos messages et “posts“ existe sur Facebook une fonction “Boost“ qui nécessite de prévoir un budget, mais permet une rémanence.

Par ailleurs le site du District, qui regroupe déjà une vingtaine de sites de clubs est ouvert à tous pour 50€ de frais d’hébergement. Le site intègre aussi la Lettre de Gouverneur, qui selon les compteurs, est consultée par 66% des Rotariens.

Ce n’est pas de la blague

La LDG justement ne tient pas du miracle. Mais d’abord d’une mobilisation des clubs pour nous adresser les informations qui les concernent, puis de l’équipe rédactionnelle qui se charge d’en rendre les textes conformes aux nécessités de la publication et respectueux de l’orthographe, de la grammaire, de la syntaxe et… de la typographie. Car soit-il virtuel, le texte de la LDG ne peut s’affranchir de ces fondamentaux. J’ai donc insisté, afin que désormais les articles qui parviennent « ne soient plus truffés de majuscules indues, de ponctuations sans cause, de fausses mises en page et d’une foule d’autres manipulations comme l’envoi de “PDF“ ou de “Word en lecture seule“. Toutes choses qu’il me faut d’abord casser, tronçonner, corriger. Donc beaucoup de temps perdu pour rien de part et d’autre, alors qu’il aurait pu être consacré à l’amélioration des textes. » Je ne suis pas sur d’avoir fait plaisir, peut-être me suis-je tracé une image d’incorrigible instituteur, mais quand dans un même papier, vous corrigez trois fois de suite un concept écrit trois fois de suite différemment et trois fois de façon fausse… à la longue cela irrite !

Bon vous avez compris. Enfin ceux qui étaient au séminaire. La Com’ ce n’est pas un grigri ou un gadget. C’est du très sérieux. Dans l’entreprise, l’image fait partie du fonds de commerce, au Rotary elle contribue à notre rayonnement, puis à notre attractivité, enfin à notre efficacité. Communiquons donc, mais pas par dessus la jambe. Notre notoriété est, en quatre ans, passée de 60 à 75 %. Reste à savoir quelle image cette connaissance véhicule, car en même temps le public se demande ce que nous faisons au Rotary. Or, justement nous accomplissons beaucoup, sachons donc le faire partager. Tel est le message que j’emporte de cette session, même si à titre personnel (journaliste un jour-journaliste toujours) j’étais déjà fortement convaincu. Souhaitons que mes compères de stage en fassent leurs choux gras.

Gilbert Mayer