Le Rotary possède quelque chose de plus fort que la Covid-19. Son inextinguible envie d’agir et de réunir ses membres dans l’action. Ainsi tandis que se multiplient les cas de contaminations et les hospitalisations, les clubs et le District embrayent sur la rentrée avec la ferme volonté de renouer avec la vie.

Lorsqu’au début de la période estivale, la folle et dramatique vague de Covid-19, a semblé s’être calmée, tout le monde au Rotary a eu envie d’abandonner les écrans pourtant si salutaires durant le confinement, pour des retrouvailles. Las ! Il a fallu faire avec les peurs et craintes légitimes d’un certain nombre de Rotariens, pas du tout déterminés à revenir dans le jeu de la proximité physique. Les clubs ont donc dû faire avec et trouver des procédures et des idées pour tenter de rameuter les plus téméraires. Les passations de colliers ont souvent eu lieu, mais amoindries de leurs dimensions festives et collectives. Ainsi, la fin de mandature précédente sévèrement secouée par la pandémie a fait place à sa suivante, dans la discrétion et l’espoir de jours meilleurs. Les nouveaux présidents et comités, mais également le Gouverneur montant et son équipe, déjà échaudés par les implications liées au virus ont, à maintes reprises, revu leurs copies organisationnelles. Tout en se disant qu’à la rentrée, nous allions enfin pouvoir retrouver un rythme et une programmation plus orthodoxes. L’été de ceux qui sont demeurés sur place a donc servi de répétition et de temps de réflexion à la nouvelle donne que tout le monde appelait de ses vœux. Ainsi a, par exemple, trouvé sa place une véritable passation à Metz Rive gauche sur les rives de Moselle, ou l’envie de recaler l’opération théâtre avortée au mois de mars dernier. Une forme de rattrapage offrant au menu de la mandature une nouvelle et forte densité. Pour oublier 2020 et faire de 2021 une saison encore plus intense qu’à l’accoutumée.

Du Rotary en bande

Un président et son comité doivent organiser, conclure, programmer. En général tous s’y emploient. Mais en même temps tous mesurent que pèse au dessus de leurs décisions et dynamismes, une épée de Damoclés : le retour de la Covid-19. Or ces derniers jours, flambe le nombre de contaminations et les hospitalisations sont en progrès de 30% à ce jour. Tout cela n’est pas très engageant, même si le virus semble tout à la fois plus contaminant, mais moins provocateur de pathologies lourdes. Tout cela pour dire que tant au District, que dans les clubs, l’horizon est bordé d’incertitudes. La première étant celle de l’envie de participer aux réunions, aux formations, aux festivités. Déjà certains Rotariens annoncent qu’ils ne se rendront pas aux formations du District en salles, résolus à ne pas transgresser la retenue, qui est déjà la leur sur le plan professionnel. Quand même nous promettons la distanciation garantie, il est hasardeux de compter sur un effectif plein pour une soirée conviviale. Dans un tel marigot, nous comptons déjà de très nombreux membres actifs qui sont sortis des projecteurs. Plus de nouvelles depuis février…  Septembre est au Rotary, le mois des effectifs. Le bilan 2020 est sur ce plan atterrant et quand nous ne sommes déjà pas en mesure de réunir les membres actifs, comment imaginer en agréger de nouveaux ? N’allez pour autant pas imaginer que tout le monde baisse les bras. Au fil des mois écoulés la vivacité du mouvement a démontré sa force, sa réactivité et sa capacité d’adaptation. Le Gouverneur lui-même n’a pas arrêté de bousculer ses plans, qu’avec la foi du charbonnier, il n’a cessé de concocter, d’amender, de retailler. L’équipe du District chargée de la communication s’est bel et bien réunie à Metz, avec la ferme intention de poursuivre la Lettre du Gouverneur. Partout dans les clubs, piaffent d’impatience ceux qui en ont assez de cette privation de faire du Rotary en bande. Au tableau de bord de chacun d’entre nous, les témoins sont au vert, reste à faire en sorte que la mécanique embraye au plus tôt.

Gilbert Mayer