Une réunion d’états-majors inédite s’est tenue à l’hôtel de ville de Pont-à-Mousson en présence du Maire Henri Lemoine, Rotarien du club éponyme.

Provoquée à l’initiative de la cellule « Interclubs service » du Rotary Émile Gallé, cette réunion au sommet, à laquelle notre Gouverneur Pascal Péran et ses homologues ou représentants en responsabilités du Lions, Romain Ammer, du Kiwanis, Valérie Méonie, du Zonta, Marie-Anne Radek et du Soroptimist, Noëlle Deckert, leur a permis de conjuguer le service à l’unisson.

L’interclubs service local engagé dans une collecte de fonds au profit de la Fondation pour la recherche médicale réunit depuis sa création, en 2014, des clubs appartenant à nos cinq organisations sur des projets humanitaires répondant à nos valeurs communes de solidarité et de partage. Cette année les forces en présence de l’interclubs ont été composées de plus de 150 personnes directement sur le terrain comme bénévoles pour la tenue des stands, signaleurs au long du parcours, assistants au service hôtelier, animateurs musicaux (MAI). Le Tour de la Mirabelle, épreuve cycliste incontournable au plan local lui a offert l’organisation d’une tombola support de la collecte et mis à sa disposition des stands dans les Villages des quatre étapes départ ; Vandoeuvre, Pont-à-Mousson, Breuches (70) et Baccarat. Présents à la réunion les dirigeants du Tour ont exposé leur envie de voir nos organisations encore plus impliquées et donc plus visibles dans cette manifestation. Nos gouverneurs dans leurs prises de parole ont rappelé leurs valeurs communes, l’importance du bénévolat et l’intérêt d’une collaboration franche et amicale.

Un esprit collaboratif

Après s’être donné la main pour concrétiser leur engagement commun et en conserver une image-souvenir, ils ont été conduits sur le Village et ils ont découvert le stand des clubs pavoisé à leurs couleurs, échangé avec tous les membres présents, trinqué à l’amitié, déjeuné et enfin suivi l’étape du Tour en VIP jusqu’à Pagny-sur-Moselle arrivée de l’étape. Pascal Péran notre Gouverneur a embarqué dans la voiture officielle du médecin du Tour qui, coïncidence ou préméditation, n’est autre qu’un past-gouverneur du nom de Bernard Daum…membre du club Nancy Émile Gallé. Pour aussi originale et symbolique que cette rencontre puisse paraître elle ne fait que faire écho à des manifestations identiques dans la forme et l’esprit au plus haut niveau du Rotary international. Quelques illustrations de cet esprit collaboratif. La première d’entre-elles fait autorité puisqu’elle émane de Paul Harris lui-même, figure à la page de 295 de son livre « My road to Rotary », elle nous incite à nous engager dans les autres grands clubs si d’aventure il n’y a pas de club Rotary là où on se trouve :  “Nothing can be more serviceable in extending one’s acquaintance among the best people than membership in a Rotary club but if there no available Rotary club, welcome an invitation to membership in a Kiwanis club, Lions club, or in any of the recognized service clubs.” En décembre 1943, le président du Rotary international, son homologue du Kiwanis et le président de la Chambre de commerce des États–Unis ont signé un document qui les a engagés à entreprendre ensemble toute action de nature à accélérer la fin de la guerre, aménager la transition vers une économie de Paix, bâtir un projet pour l’accès des jeunes à la libre entreprise.

Des faits méconnus

Le magazine américain « The Rotarian » de janvier 1990 nous apprend que Sonia Renfer, Assistant manager à notre bureau de liaison de Zurich pendant 40 ans, a exercé les fonctions de Vice-Présidente du Zonta en 1988-1989. Elle est intervenue à la tribune lors de la convention internationale du Rotary de Séoul en 1989. A la Convention internationale du Rotary de Glasgow en 1997, notre président International a invité ses homologues à débattre sur un thème toujours d’actualité : « L’intérêt du bénévolat dans le futur ». Il a déclaré : « Souvenez-vous par-dessus tout qu’aucun grand pont n’a jamais été bâti par une personne seule ; nous devons tous travailler ensemble comme partenaires si nous voulons atteindre le rivage lointain. »  Plus proche de nous enfin, face à la pandémie de Covid, nos présidents internationaux dans une déclaration commune nous incitent à collaborer dans la lutte. En s’inscrivant dans les pas de ses prédécesseurs notre Gouverneur s’est placé à un niveau supérieur en termes d’humanisme et de compréhension des défis à relever devant nous. L’opération menée à travers cette collaboration dont le leadership nous revient a renforcé notre image publique et provoqué respect et considération entre tous les partenaires rendant inspirant notre critère des quatre questions : Est-ce conforme à la vérité ? Est-ce loyal de part et d’autre ? Est-ce susceptible de stimuler la bonne volonté réciproque ? Est-ce profitable à tous les intéressés ?