A l’aube de 2019, je formule des vœux pour une Europe sereine qui ne tombe pas sous la coupe des nationalismes ...

qui se manifestent dans la plupart des pays de l’Union. Que peut faire le Rotary, hors de tout engagement politique, pour sensibiliser ses membres à prôner autour d’eux les bienfaits de l’ouverture internationale, de la coopération, d’une Europe forte ? Lors de la rencontre de Bruxelles en Mars 2017, entre la Commission européenne et le Rotary international, notre secrétaire général (J.Hewco) s’est montré enthousiaste à l’idée de renforcer le rôle du Rotary dans le soutien à l’idéal européen. Promouvoir une économie inclusive, coopérative, respectueuse de l’homme et de l’environnement, tout cela ne peut s’imaginer sans ouverture d’esprit, sans recherche d’un progrès partagé entre tous au niveau de l’Europe et au-delà. Les élections européennes auront lieu au mois de Mai 2019. Les conservateurs nationalistes, opposé à l’Europe sont donnés favoris et risquent de provoquer une implosion de l’Europe. Ne devons-nous pas nous mobiliser pour attirer l’attention sur ces risques ?

En 2018, la Commission européenne a adopté une approche pragmatique pour faire face aux lacunes des mastodontes de la technologie. 2019 sera probablement l’aube d’une « éthique technologique », dans laquelle les consommateurs s’attendent à ce que leurs droits soient respectés dans le domaine numérique comme ils le sont au quotidien dans une foule de domaines. Les décideurs politiques obligeront ainsi les géants de la technologie à respecter les mêmes règles que l’industrie en général. Nous reprenons ici les grandes lignes de l’article de “Up Magazine“ du 9 Janvier 2019 consacré à ce thème. “2019 sera une année où l’éthique occupera une place centrale dans presque tous les  dossiers numériques. Les décideurs politiques de l’Union européenne s’efforceront de parvenir à un consensus éthique général auquel les géants de la technologie devront se conformer. Les citoyens du continent s’attendront à ce que leurs droits soient protégés dans le domaine numérique comme partout ailleurs.

“Fake news“ et éthique à la veille des européennes 

Selon Tim Cook, le pdg d’Apple, la diffusion de fausses informations persistera à miner notre sens de ce qui est vrai ou faux à l’approche des élections européennes de mai 2019. La Russie continuera, tout au long de l’année, à jouer un rôle prépondérant dans la diffusion de fake news. Après une interview avec un journaliste infiltré en octobre, Euractiv a découvert que la Russie doit certainement être bien engagée dans sa campagne de désinformation visant les élections européennes. En décembre dernier, la Commission a présenté son plan d’action à propos de la désinformation, qui vise à contrer la vague de fausses nouvelles à l’approche du scrutin. Un code de conduite contre la désinformation a ainsi été proposé, qu’un groupe de géants de la technologie, dont Facebook, Google et Twitter, s’est engagé à suivre. Le code est un cadre d’autorégulation qui vise à faire pression sur les plateformes afin de modérer et de gérer la désinformation. Un examen de l’efficacité du code devrait être présenté dès ce mois de janvier 2019. Les médias sociaux étant les principaux responsables de l’absence de cadre éthique dans la gestion des fausses informations, beaucoup estiment que ces plateformes seront affectées en 2019. Les utilisateurs optant plutôt pour des réseaux sociaux fondés principalement sur l’image comme Instagram ou Snapchat. Il faut donc également s’attendre à ce que les « deepfakes » (images et vidéos trafiquées de haute qualité) deviennent plus importants en 2019.