Pages réalisées par Christian EVANGELISTA

  ASTRO 2000
                                                             ÉCLIPSES

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      ÉCLIPSE DU 11 AOÛT 1999  vue depuis la station MIR

Circonstances locales pour       THIONVILLE        HAGONDANGE    AUDUN-LE-TICHE  HAYANGE
Durée de l'éclipse totale                  00:02:10              00:02:18                  00:02:01                  00:02:15
 Grandeur :                                     101%                  101,3%                      100,7%                     01,2%
Heure de début de l'éclipse:            11:09:20              11:09:17                  11:09:09                     11:09:11
Heure de début de l'éclipse totale :  12:27:54              12:27:52                  12:27:40                     12:27:43
Heure au maximum de l'éclipse :      12:28:59              12:29:01                  12:28:41                     12:28:50
Heure de fin de l'éclipse totale :       12:30:04              12:30:10                  12:29:41                     12:29:58
Heure de fin de l'éclipse :                13:51:21              13:51:28                  13:50:58                     13:51:14
 
 
L'éclipse du 11 août sera vue comme totale à l'intérieur d'une bande d'environ 110 km de large sur 14 000 km de long de l'Atlantique au Golfe du Bengale. A l'intérieur de cette bande, plus vous êtes près de l'axe, plus la phase de totalité dure longtemps : de 0 seconde en théorie sur les bords, comme vraisemblablement à Elbeuf, à plus de 2 minutes sur l'axe qu'on appelle la ligne de centralité. En France cette ligne passe tout près de Fécamp (à Saint - Pierre - en -Port), Neufchâtel - en - Bray, Breteuil, Noyon, Laon, Vouziers, Metz, Saint - Avold, Sarreguemines, Bitche. Plus loin en Europe les grandes villes de Stuttgart et de Bucarest sont idéalement situées.

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Deux facteurs poussent ensuite à choisir un site plutôt vers l'est : les statistiques météo et la durée de la totalité :
- la durée de la phase de totalité connaît un maximum à mi-parcours, c'est-à-dire en Roumanie, près de Bucarest. Mais
le gain sera faible : on y atteindra 2 minutes 27 de totalité, contre 2 minutes 20 sur la frontière orientale de la France. De même, en allant d'ouest en est en France sur la ligne de centralité, on grappille quelques secondes de totalité.
- les statistiques météo donnent une chance sur deux de beau temps en France à cette période, la probabilité
augmentant légèrement d'ouest en est. Elle continue à augmenter vers l'est, ce qui explique que beaucoup d'astronomes se déplaceront en Turquie. Le maximum de probabilité de beau temps se situe dans les déserts iraniens, mais par contre la durée de la totalité y sera moins longue qu'en Roumanie ...
Si vous avez choisi de rester en France, le mieux est de consulter dès le 4 août les prévisions météo « spécial éclipse »
dans les bulletins départementaux de Météo France au 08 36 68 08 08 ou sur le 36 15 Météo (2,23 F/min), ou encore
sur le site Internet de Météo France, à la rubrique « A la une ». Ces prévisions seront affinées progressivement jusqu'au 11 août. Si vous cherchez des idées, consultez la liste des Points Eclipse Info sur le site Internet d'Eclipse Info 99 ou 36 15 eclipse 99 (2,23F/min). Si vous pouvez repérer le site choisi un peu à l'avance, ce n'en sera que mieux. Assurez vous que la vue y est dégagée (le Soleil sera à un peu plus de 50° au-dessus de l'horizon sud - est). Si, de plus, le site est un peu en hauteur, vous verrez l'ombre de la Lune arriver par l'ouest (comme à Fécamp). Certains vous diront encore qu'il faut profiter de la présence d'animaux pour observer leurs réactions.
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Phases partielles (entre 1er et 2ème contact et entre 3ème et 4ème contact).

Le 1er contact marque l'instant où la Lune, invisible jusque là, commence à avancer devant le disque solaire. Une très légère échancrure commence à se former dans le cercle parfait du limbe solaire. Peu à peu, une portion de plus en plus grande du disque lunaire masque le disque solaire. Si des taches solaires sont présentes, elles sont tour à tour occultées par le bord de la Lune. Comme la Lune bloque complètement la lumière solaire, c'est une occasion de pouvoir vérifier que ces taches sont loin d'être tout à fait noires mais sont seulement des zones où la luminosité ne vaut que 10 à 50% de celle du reste de la photosphère.

Cette phase de l'éclipse est progressive et assez longue. Elle dure environ 1 heure lors de l'éclipse du 11
août 1999. Tant que plus d'un tiers du disque solaire reste visible, le changement de luminosité ambiante
est imperceptible. L'éclipse pourrait passer inaperçue pour un témoin non averti. Cette phase est en tout
point équivalente à une éclipse partielle de Soleil, un phénomène nettement plus fréquent (derniers
exemples en Belgique: mai 1994 et octobre 1996) qu'une éclipse totale.
  
Cette phase partielle se déroule symétriquement, dans l'ordre inverse, après le 3ème contact, c'est-à-dire
après la fin de la totalité. La Lune se retire progressivement du disque solaire jusqu'au 4ème contact,
moment où l'éclipse est entièrement terminée. En dehors de la bande de totalité, ce qui sera le cas pour
une grande partie de notre territoire, l'éclipse restera partielle, avec cependant une grandeur maximale
d'environ 98 à 99%, c'est-à-dire qu'au moment où l'éclipse sera totale au Sud de la Belgique, quasi tout le
disque du Soleil sera masqué, une circonstance en soi déjà exceptionnelle.

Dans les 20 à 30 dernières minutes, lorsque moins d'un tiers du disque solaire reste visible, un fin croissant
se forme, toujours aveuglant (attention, les précautions s'imposent), mais de plus en plus fin.
Cela va produire une évolution continue et de plus en plus rapide de la lumière ambiante. C'est à ce
moment que les hommes et autres êtres vivants sentent l'imminence d'un phénomène inhabituel, au travers
de multiples signes tangibles qui montrent que l'éclipse solaire est le seul phénomène astronomique qui se
déroule aussi sur terre.

L'observateur se sent partie intégrante du spectacle. L'éclairement se fait plus tempéré. En cas de temps  ensoleillé, le paysage est éclairé comme par temps de Soleil, mais peu à peu les lunettes solaires  deviennent inutiles, car le niveau lumineux est celui d'une journée de ciel couvert et sombre. Le  phénomène s'accentue de plus en plus vite pour produire un éclairement lunaire dans les dernières minutes  avant la totalité, avec des ombres aux bords anormalement nets.
Par conséquent, dans tout le pays (et sur de vastes régions d'Europe), la lumière du jour va décliner très fortement pendant une demi-heure environ avant l'instant de la totalité, qui se produit en fin de matinée (environ 12h25m, heure d'été). Qu'il fasse un temps couvert ou ensoleillé, l'éclairage artificiel (routes, automobiles, habitations) devra donc être allumé. Cela pourrait se produire automatiquement dans certains cas. Si vous voulez vraiment jouir de l'éclipse, ne
courez donc pas le risque de vous installer près d'un réverbère d'où la lumière pourrait jaillir brutalement.

En effet, le croissant solaire devient de plus en plus étroit tout en gardant le même éclat. A ce moment, il est amusant de voir se former une image du croissant lorsque la lumière solaire traverse de n'importe quelle ouverture étroite. Au pied des arbres, des milliers de croissants sont projetés par les interstices entre les feuilles, où chacun peut créer de ses mains un écran improvisé. En même temps, l'environnement commence lui-même à être influencé. Lentement la température ambiante diminue. La chute de température peut atteindre 10°C environ, le moment le plus "frais" étant atteint environ 10 à 15 minutes après la totalité. Un vent peut se lever, s'il n'y en avait pas, ou bien le vent peut changer de direction et tomber complètement. Animaux et plantes se comportent comme à la tombée (puis au lever) du jour. Les oiseaux se posent et se taisent, tandis que les animaux diurnes, sauvages ou domestiques, se préparent à la
nuit.

Dans les cinq dernières minutes, l'évolution devient si rapide qu'il faut être préparé et à l'affût pour percevoir et comprendre tout ce qui se passe simultanément. L'éclairage cru venant du croissant solaire s'affaiblit brusquement pour être remplacé par une lumière tamisée et diffuse provenant du reste du ciel, devenu crépusculaire. Celui-ci devenu bleu sombre est envahi lentement par une zone grise puis noire qui s'élève à l'horizon Ouest. C'est l'ombre de la Lune, projetée sur l'atmosphère terrestre (et les nuages), qui approche. C'est dans cette partie sombre du ciel que vont apparaître les premières étoiles, avant même que la totalité ne commence. Les planètes principales et les étoiles les plus brillantes apparaissent deux à trois minutes avant le 2ème contact. Durant cette phase de l'éclipse totale elle-même, une grande partie du ciel prend une couleur bleu crépusculaire très sombre tandis que la lumière indirecte venant des régions extérieures de l'ombre est diffusée par l'atmosphère terrestre. Cette lumière diffusée émane de l'horizon
dans toutes les directions (souvent de manière inégale) et prend une couleur jaune orangée, évocatrice d'un lever ou d'un coucher de Soleil.

C'est également à ce moment-là que peuvent être observées les "ombres volantes ". Il s'agit de réseaux de bandes alternativement sombres et claires, en mouvement constant, plus ou moins rapide, qui se projettent sur le Soleil. Ce phénomène éphémère est produit par la réfraction du mince rayon de lumière émergeant encore au-dessus du limbe lunaire par les couches turbulentes de la haute atmosphère terrestre. Apparent à la scintillation nocturne des étoiles, ce motif de bandes mobiles est peu contrasté. Il est difficile de la capter sur une photographie et, pour faciliter son observation visuelle, il vaut mieux disposer d'une bonne surface réfléchissante uniforme. Les motifs qui seront observés sont imprévisibles à l'avance car ils dépendent des circonstances atmosphériques.

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- 2ème et 3ème contacts :

Les quelques secondes qui précèdent et suivent le début et la fin de la totalité sont peut-être parmi les plus
impressionnantes. L'obscurité est devenue profonde (mais pas totale) et l'arc sombre de l'ombre lunaire
balaie le ciel à toute vitesse et atteint la position occupée par le Soleil dans le ciel au moment du 2ème
contact. Durant quelques secondes, le fin croissant solaire est devenu si fin que la couronne solaire est
déjà visible sur le bord opposé de la Lune (limbe Ouest). Soudain, le fin croissant se fragmente en une
série de points et d'arcs lumineux très fins qui rétrécissent et disparaissent. Il s'agit de " l'anneau de
diamant " ou aussi ce qu'on appelle les "grains de Bailey", à savoir les derniers rayons solaires filtrant entre
les montagnes lunaires. Ce spectacle est aussi saisissant que fugitif car il dure à peine deux à trois
secondes. Seuls des observateurs situés à proximité des limites de la zone de totalité peuvent voir les grains
se former et disparaître en une chaîne sur une longue portion du limbe lunaire pendant un peu plus
longtemps (environ 10 secondes). Ceux-là rateront tout juste la totalité, un sacrifice accepté par quelques
scientifiques qui tentent d'améliorer notre connaissance du relief lunaire.
     
Pendant une fraction de seconde suivant la disparition des fragments de photosphère, un rayon ou arc d'un
rose/rouge prononcé peut être perçu. Il s'agit de la chromosphère, une mince région de l'atmosphère
solaire qui surplombe la photosphère et qui émet intensément dans la longueur d'onde de l'hydrogène (raie
H alpha), d'où son nom ("sphère de couleur"). A ce moment-là, le ciel s'assombrit brutalement et la
couronne solaire se "déploie", du moins c'est l'impression magnifique qu'elle donne à l'oeil nu. La totalité
elle-même a commencé. Elle se terminera aussi symétriquement, le scénario du 2ème contact se déroulant
en sens inverse au 3ème contact.
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- Totalité :
A la succession effrénée d'événements fugitifs succède une période de quasi immobilité. Le spectacle de la
couronne solaire, au milieu du ciel étoilé donne en effet l'impression d'être gravé sur la voûte céleste pour
l'éternité. Seul le petit déplacemnt du disque sombre de la Lune devant la couronne est perceptible aux
jumelles ou au télescope. Evidemment, cette impression est trompeuse et il faut être prêt à photographier
ou à filmer si on a prévu de ramener un souvenir.
En outre, une horloge bien réglée (minuterie) permettra de ne pas se faire surprendre par la réapparition
soudaine de la photosphère au moment du 3ème contact (attention aux yeux, surtout à travers un appareil
optique!).

Dans le ciel, diverses constellations habituellement visibles de nuit en hiver (décalage de 6 mois) ainsi que
plusieurs planètes pourront être identifiées. Notons, en particulier, à proximité immédiate du Soleil, les
planètes Mercure et Vénus. Cependant, le clou du spectacle reste la couronne solaire, vaste panache
luminescent entourant le disque noir de la Lune.

De forme irrégulière et imprévisible à l'avance, la couronne est constituée d'un ensemble de jets en forme
de fuseau qui peuvent rester perceptibles jusqu'à 1,5° du Soleil avant de se fondre dans l'azur du ciel. Si
l'éclat de la couronne, près du limbe, à sa base, est équivalent à celui du disque lunaire habituel, il est mille
fois plus faible dans ces extensions lointaines. Alors que l'oeil (nu ou aux jumelles) s'accommode très bien
de ce contraste extrême, il sera bien plus difficile de le capturer sous la forme d'images.

D'ailleurs, aucune photographie d'éclipse réalisée jusqu'ici n'est parvenue à reproduire l'étonnante
impression visuelle de la couronne sur fond de ciel bleu. Notons aussi que la couronne, produite par la
diffusion de la lumière photosphérique blanche (disque solaire habituel), ne présente aucune coloration.
Cependant, au voisinage du limbe solaire, on peut parfois observer des protubérances, arches ou langues
de matières plus froides que la couronne, qui émettent dans la même lumière rose/rouge que la
chromosphère.
 
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La couronne solaire

Lors d'une éclipse totale, la Lune masque entièrement le disque solaire, et nous sommes alors protégés de
tout le rayonnement direct du Soleil. Mais en même temps, nous percevons une image beaucoup plus
faible qui entoure le disque solaire et qui est formée par la lumière indirecte du Soleil diffusée par les
couches extérieures de l'atmosphère solaire. Ces couches forment couronne solaire. La propriété la plus
caractéristique de la couronne est sa température élevée. Des mesures ont en effet montré que la
température y atteint quelques millions de degrés Celsius. À cette température, tous les atomes ont perdu
tout ou partie de leurs électrons: ils sont ionisés. Un tel mélange d'électrons libres et d'atomes ionisés (ou
ions) est appelé un plasma. L'état de plasma est souvent considéré comme le quatrième état de la matière,
avec l'état solide, l'état liquide et l'état gazeux. Il est aussi le plus représenté dans l'Univers.
  

  

 
La couronne solaire ne se manifeste pas seulement par la lumière qu'elle diffuse. À cause de sa très haute
température, elle émet aussi dans l'ultraviolet extrême et dans le domaine des rayons X (appelés aussi
rayonnement de Röntgen). Grâce à la protection de la couche d'ozone qui entoure la Terre, nous n'avons
rien à craindre de ce rayonnement dangereux, mais nous ne pouvons pas non plus l'étudier depuis le sol.
C'est donc à l'aide de télescopes spatiaux en orbite bien au-dessus de cette couche que nous pouvons
obtenir des images de la couronne en rayonnement X et UV extrême.

Un plasma comme celui de la couronne est en interaction étroite avec le champ magnétique qui le contient.
Le champ magnétique structure le plasma, tandis que le plasma lui donne en quelque sorte une consistance
matérielle. Tous deux doivent donc être pris en considération ensemble. Les images en rayonnement X et
EUV montrent que la couronne est constituée de boucles de plasma qui suivent le champ magnétique. Ces
boucles apparaissent en groupes appelés régions actives, et leurs extrémités se terminent souvent dans les
taches solaires que l'on peut voir en lumière visible à la surface du Soleil. Lorsqu'une région active se
trouve au bord du disque solaire durant une éclipse, on peut voir en lumière visible un "helmet streamer"
(ou "jet coronal" en forme de casque) : il s'agit d'une structure en forme de dôme, appelée ainsi à cause de
sa ressemblance avec le casque à pointe des soldats allemands de la première guerre mondiale.

Le champ magnétique de la couronne est vraisemblablement aussi l'élément fondamental à prendre en
considération dans le problème posé par une couronne beaucoup plus chaude (des millions de degrés
Celsius) que la surface même du Soleil (environ 5500 degrés Celsius). Le long des boucles magnétiques se
déplacent des courants électriques, et dans certaines circonstances précises, deux ou plusieurs boucles
magnétiques peuvent entrer en collision, provoquant un "court-circuit", ou reconnexion. Certaines théories
tentent d'expliquer les hautes températures coronales par un très grand nombre de reconnexions de très
petite amplitude. D'autres théories proposent un processus de chauffage qui fait intervenir des ondes
magnétiques prennant naissance dans les boucles, mécanisme un peu comparable à celui utilisé dans le
four à micro-ondes.

La couronne solaire "nourrit" l'espace interplanétaire, dans le sens où une éjection permanente de plasma a
lieu à partir du Soleil, que l'on appelle vent solaire. Il arrive cependant que l'éjection ne soit pas continue,
mais plutôt impulsive : à la suite d'un réarrangement soudain du champ magnétique coronal, une partie
importante de la couronne s'échappe du Soleil et accompagne le vent solaire. Un tel événement impusif est
appelé éjection de masse coronale (CME). Lorsqu'une CME entre en collision avec le champ magnétique
terrestre, des dommages peuvent affecter les satellites (perte d'altitude), les astronautes (dangers du
rayonnement), le réseau électrique (perturbations dues à des courants induits).

C'est pourquoi il est important de connaître le mécanisme à la base des éjections de masse coronale. Plus
généralement, la couronne solaire et son prolongement, le vent solaire, constituent un laboratoire unique en
son genre, où toutes sortes de processus de physique des plasmas peuvent être étudiées. C'est ainsi que le
modèle de la couronne solaire sert de référence non seulement à l'étude des couronnes d'autres étoiles,
mais aussi, par exemple, à l'étude du comportement des plasmas dans les récteurs à fusion nucléaire.
 
 

Aspect du ciel lors de l'éclipse

Comme la totalité de l'éclipse aura lieu vers midi dans nos région, le Soleil sera à peu près dans la direction
Sud et proche de sa culmination (environs 53 degrés). Autour du Soleil éclipsé, plusieurs planètes et
certaines étoiles brillantes devriendront visibles. Cependant le ciel ne sera pas assez sombre pour montrer
toutes les étoiles visibles au cours d'une nuit habituelle, et il sera difficile de reconnaître la forme familière
des constellations.

Pour s'y retrouver, la meilleure solution est de partir du Soleil éclipsé lui-même et de repérer les distances
angulaires entre les astres. Pour se faire une idée objective des distances angulaires sur le ciel, un "truc"
consiste à utiliser la main au bout du bras tendu comme "toise" de référence. Ainsi, on pourra par exemple
se convaincre que le disque de la Lune ne fait qu'un demi degré en le cachant facilement tout entier avec
le petit doigt (plus qu'un degré), lors des phases partielles (avec filtre de protection des yeux !).

Pendant la totalité, en supposant qu'on se tienne face à la couronne (qui d'ailleurs ferait le contraire ?), la
planète Vénus brillera à gauche et un peu plus bas que celle-ci (vers l'Est), à un écartement de 15° un peu
plus petit que la main étendue (voir plus bas). Au-dessus d'elle, presque à la même hauteur que le Soleil,
on pourra apercevoir l'étoile Régulus, bien moins brillante que Vénus (constellation du Lion). La planète
Mercure sera aussi visible mais du côté opposé à Vénus par rapport au Soleil (vers l'Ouest). Elle se
trouvera à une distance de 18° , donnée par la main étendue

D'autres planètes (Jupiter et Saturne) et étoiles seront aussi levées à ce moment

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 Prochains rendez-vous
 
   Petit récapitulatif de la NASA  des prochaines éclipses solaires et lunaires jusqu'en 2020. Ave  leurs locations, leurs
  caractéristiques .

                      Même s'il faudra attendre le 3 septembre 2081 pour revoir une éclipse totale de Soleil en France métropolitaine, nous pourrons y admirer des éclipses de Lune : dès le 21 janvier 2000 une éclipse totale de Lune nous fournira un beau spectacle et l'occasion de nous reposer quelques questions de mécanique céleste.

  Pour ceux qui n'hésitent pas à se déplacer et que le spectacle du 11 août aura métamorphosés en "chasseurs d'éclipses", le ballet bien réglé des corps célestes leur offre régulièrement, au rythme des saisons d'éclipses, l'occasion de découvrir de nouvelles régions dans des conditions originales. Quelques "coups de cœur" :

                            Le Le 21 juin 2001 : la "prochaine totale", la première du troisième millénaire, traversera le sud de l'Afrique (Angola, Zambie, Zimbabwe, Mozambique et Madagascar). Pourquoi ne pas aller voir les chutes Victoria avant de rejoindre la zone de totalité ?

                           Si vous avez raté celle du 21 juin 2001, l'éclipse totale du 4 décembre 2002 vous offre une seconde chance de visiter  cette région. En effet, à 18 mois d'intervalle deux éclipses totales de Soleil traversent l'Angola, la Zambie, le Zimbabwe et le Mozambique. Celle-ce passe même plus près des chutes Victoria, mais elle sera très courte (maximum : 2 minutes). Elle se terminera par un coucher de Soleil éclipsé sur la côte australienne.

                            L'éclipse qui "tourne à l'envers" : du 31 mai 2000  Et voici le mouton à cinq pattes ! Pour cette éclipse annulaire de Soleil très bizarre l'ombre de la Lune très rasante passe  au-dessus du pôle Nord et touche la Terre au-delà de son axe de rotation ; elle se déplace donc d'est en ouest, de l'Ecosse  au Groenland en passant par l'Islande. Le Soleil sera  extrèmement bas sur l'horizon et la zone d'où l'on verra l'éclipse comme annulaire inhabituellement vaste. En tous  cas c'est une éclipse qui nous oblige à refaire un peu de  géométrie dans l'espace !

                      Autrement pour les accros des Totales, la seule solution cette année 2003 sera d'aller en Antartique pour un peu moins de 2 minutes de maximum, le 23 novembre 2003. Consultez les statistiques météo  avant de partir !
 
 

  Si vous êtes encore là en 2059, 2081, ou encore 2090 pour voir les prochaines éclipses, cette  carte du bureau des longitudes  vous montre où vous devrez   être pour en profiter.
 

 

                      Peut-être, malgré tout, aurez-vous eu raison d'aller en Antartique, car on passe ensuite une période de deux ans d'éclipses maigres : deux partielles en 2004, une annulaire/totale (mais totale seulement dans le Pacifique) le 8 avril 2005 et une annulaire le 3 octobre 2005 (Portugal, Espagne, Algérie, Tunisie, Libye, Soudan, Ethiopie,Kenya, Somalie) vue comme partielle en France. Il faudra attendre le 29 mars 2006 pour retrouver un Soleil totalement  éclipsé sur la terre ferme. Commençant au Brésil, cette éclipse traversera l'Afrique occidentale, la Turquie, la Georgie et le Kazakhstan.

                      En nous projetant encore un plus en avant dans le temps, nous  devons décerner une mention spéciale à l'éclipse annulaire du 20 mai 2012 : sachez dès maintenant que l'anneau de Soleil éclipsé passera en fin d'après-midi (donc bas sur l'horizon) au-dessus des grands parcs naturels de l'ouest des Etats-Unis, comme Zion Park,
Bryce Canyon et Grand Canyon. Astiquez vos appareils-photos et réservez vos places !

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