Heures Trajet Phases partielles Diamant Totalité Couronne Solaire Aspect du Ciel
l'éclipse en Lorraine Photographier Filmer Prochains Rendez-Vous DANGERS
GALERIE
LEGENDES
Circonstances locales pour
THIONVILLE HAGONDANGE
AUDUN-LE-TICHE HAYANGE
Deux facteurs poussent ensuite à choisir
un site plutôt vers l'est : les statistiques météo
et la durée de la totalité :
- Phases partielles
(entre 1er et 2ème contact et entre 3ème et 4ème contact).
Le 1er contact marque l'instant où la
Lune, invisible jusque là, commence à avancer devant le disque
solaire. Une très légère
échancrure commence à se former dans le cercle parfait du
limbe solaire. Peu à peu, une
portion de plus en plus grande du disque lunaire masque le disque solaire.
Si des taches solaires sont présentes,
elles sont tour à tour occultées par le bord de la Lune.
Comme la Lune bloque complètement
la lumière solaire, c'est une occasion de pouvoir vérifier
que ces taches sont loin d'être tout à
fait noires mais sont seulement des zones où la luminosité
ne vaut que 10 à 50% de celle du reste de la photosphère.
Cette phase de l'éclipse est progressive
et assez longue. Elle dure environ 1 heure lors de l'éclipse du
11
Dans les 20 à 30 dernières minutes,
lorsque moins d'un tiers du disque solaire reste visible, un fin croissant
L'observateur se sent partie intégrante
du spectacle. L'éclairement se fait plus tempéré.
En cas de temps ensoleillé,
le paysage est éclairé comme par temps de Soleil, mais peu
à peu les lunettes solaires deviennent
inutiles, car le niveau lumineux est celui d'une journée de ciel
couvert et sombre. Le phénomène
s'accentue de plus en plus vite pour produire un éclairement lunaire
dans les dernières minutes avant
la totalité, avec des ombres aux bords anormalement nets.
En effet, le croissant solaire devient de plus
en plus étroit tout en gardant le même éclat. A ce
moment, il est amusant de voir se former
une image du croissant lorsque la lumière solaire traverse de n'importe
quelle ouverture étroite. Au pied des arbres,
des milliers de croissants sont projetés par les interstices entre
les feuilles, où chacun peut créer
de ses mains un écran improvisé. En même temps, l'environnement
commence lui-même à être influencé.
Lentement la température ambiante diminue. La chute de
température peut atteindre 10°C environ,
le moment le plus "frais" étant atteint environ 10 à 15 minutes
après la totalité. Un vent peut
se lever, s'il n'y en avait pas, ou bien le vent peut changer de direction
et tomber complètement. Animaux
et plantes se comportent comme à la tombée (puis au lever)
du jour. Les oiseaux se posent et se
taisent, tandis que les animaux diurnes, sauvages ou domestiques, se préparent
à la
Dans les cinq dernières minutes, l'évolution
devient si rapide qu'il faut être préparé et à
l'affût pour percevoir et comprendre
tout ce qui se passe simultanément. L'éclairage cru venant
du croissant solaire s'affaiblit brusquement
pour être remplacé par une lumière tamisée et
diffuse provenant du reste du ciel, devenu
crépusculaire. Celui-ci devenu bleu sombre est envahi lentement
par une zone grise puis noire qui s'élève
à l'horizon Ouest. C'est l'ombre de la Lune, projetée sur
l'atmosphère terrestre (et les nuages), qui approche.
C'est dans cette partie sombre du ciel que vont apparaître les premières
étoiles, avant même que la
totalité ne commence. Les planètes principales et les étoiles
les plus brillantes apparaissent deux à trois minutes
avant le 2ème contact. Durant cette phase de l'éclipse totale
elle-même, une grande partie du ciel prend
une couleur bleu crépusculaire très sombre tandis que la
lumière indirecte venant des régions extérieures
de l'ombre est diffusée par l'atmosphère terrestre. Cette
lumière diffusée émane de l'horizon
C'est également à ce moment-là
que peuvent être observées les "ombres volantes ". Il s'agit
de réseaux de bandes alternativement
sombres et claires, en mouvement constant, plus ou moins rapide, qui se
projettent sur le Soleil. Ce phénomène
éphémère est produit par la réfraction du mince
rayon de lumière émergeant encore
au-dessus du limbe lunaire par les couches turbulentes de la haute atmosphère
terrestre. Apparent à la scintillation
nocturne des étoiles, ce motif de bandes mobiles est peu contrasté.
Il est difficile de la capter sur une
photographie et, pour faciliter son observation visuelle, il vaut mieux
disposer d'une bonne surface réfléchissante
uniforme. Les motifs qui seront observés sont imprévisibles
à l'avance car ils dépendent des circonstances
atmosphériques.
Les quelques secondes qui précèdent
et suivent le début et la fin de la totalité sont peut-être
parmi les plus
Dans le ciel, diverses constellations habituellement
visibles de nuit en hiver (décalage de 6 mois) ainsi que
De forme irrégulière et imprévisible
à l'avance, la couronne est constituée d'un ensemble de jets
en forme
D'ailleurs, aucune photographie d'éclipse
réalisée jusqu'ici n'est parvenue à reproduire l'étonnante
Lors d'une éclipse totale, la Lune masque
entièrement le disque solaire, et nous sommes alors protégés
de
Le champ magnétique de la couronne est
vraisemblablement aussi l'élément fondamental à prendre
en
La couronne solaire "nourrit" l'espace interplanétaire,
dans le sens où une éjection permanente de plasma a
C'est pourquoi il est important de connaître
le mécanisme à la base des éjections de masse coronale.
Plus
Aspect du ciel lors de
l'éclipse
Comme la totalité de l'éclipse
aura lieu vers midi dans nos région, le Soleil sera à peu
près dans la direction
Pour s'y retrouver, la meilleure solution est
de partir du Soleil éclipsé lui-même et de repérer
les distances
Pendant la totalité, en supposant qu'on
se tienne face à la couronne (qui d'ailleurs ferait le contraire
?), la
D'autres planètes (Jupiter et Saturne)
et étoiles seront aussi levées à ce moment
Début de page
Prochains rendez-vous
Même s'il faudra attendre le 3 septembre 2081 pour revoir une
éclipse totale de Soleil en France métropolitaine,
nous pourrons y admirer des éclipses
de Lune : dès le 21 janvier 2000 une éclipse totale de Lune
nous fournira un beau spectacle et l'occasion de nous reposer quelques
questions de mécanique céleste.
Pour ceux qui n'hésitent pas
à se déplacer et que le spectacle du 11 août
aura métamorphosés en "chasseurs d'éclipses", le ballet
bien réglé des corps
célestes leur offre régulièrement, au rythme des saisons
d'éclipses, l'occasion de découvrir de nouvelles régions
dans des conditions originales. Quelques
"coups de cœur" :
Le Le 21 juin 2001 : la "prochaine totale", la première du
troisième millénaire, traversera le
sud de l'Afrique (Angola, Zambie, Zimbabwe, Mozambique et Madagascar).
Pourquoi ne pas aller voir les chutes
Victoria avant de rejoindre la zone de totalité ?
Si vous avez raté celle du 21 juin 2001, l'éclipse totale
du 4 décembre 2002 vous offre une seconde chance de visiter
cette région. En effet, à 18 mois d'intervalle deux éclipses
totales de Soleil traversent l'Angola, la Zambie, le Zimbabwe et le Mozambique.
Celle-ce passe même plus près des chutes Victoria, mais elle
sera très courte (maximum : 2 minutes). Elle se terminera par un
coucher de Soleil éclipsé sur
la côte australienne.
L'éclipse qui "tourne à l'envers" : du 31 mai 2000
Et voici le mouton à cinq pattes ! Pour cette éclipse annulaire
de Soleil très bizarre l'ombre de la Lune
très rasante passe au-dessus
du pôle Nord et touche la Terre au-delà de son axe
de rotation ; elle se déplace donc d'est
en ouest, de l'Ecosse au Groenland
en passant par l'Islande. Le Soleil sera
extrèmement bas sur l'horizon et la zone d'où l'on verra
l'éclipse comme annulaire inhabituellement
vaste. En tous cas c'est une
éclipse qui nous oblige à refaire un peu de
géométrie dans l'espace !
Autrement pour les accros des Totales, la seule solution cette année
2003 sera d'aller en Antartique pour un peu moins
de 2 minutes de maximum, le 23 novembre
2003. Consultez les statistiques météo
avant de partir !
Si vous êtes encore là
en 2059, 2081, ou encore 2090 pour
voir les prochaines éclipses,
cette carte du bureau des longitudes
vous montre où vous devrez
être pour en profiter.
Peut-être, malgré tout, aurez-vous eu raison d'aller en Antartique,
car on passe ensuite une période de deux ans d'éclipses maigres
: deux partielles en 2004, une annulaire/totale (mais totale seulement
dans le Pacifique) le 8 avril 2005 et une annulaire le 3 octobre 2005 (Portugal,
Espagne, Algérie, Tunisie, Libye, Soudan, Ethiopie,Kenya, Somalie)
vue comme partielle en France. Il faudra
attendre le 29 mars 2006 pour retrouver un Soleil totalement
éclipsé sur la terre ferme. Commençant au Brésil,
cette éclipse traversera l'Afrique
occidentale, la Turquie, la Georgie et le Kazakhstan.
En nous projetant encore un plus en avant dans le temps, nous
devons décerner une mention spéciale à l'éclipse
annulaire du 20 mai 2012 : sachez dès maintenant que l'anneau de
Soleil éclipsé passera
en fin d'après-midi (donc bas sur l'horizon) au-dessus des grands
parcs naturels de l'ouest des Etats-Unis, comme Zion Park,
ÉCLIPSE
DU 11 AOÛT 1999 vue depuis la station
MIR

Durée de l'éclipse totale
00:02:10
00:02:18
00:02:01
00:02:15
Grandeur :
101%
101,3%
100,7%
01,2%
Heure de début de l'éclipse:
11:09:20
11:09:17
11:09:09
11:09:11
Heure de début de l'éclipse totale
: 12:27:54
12:27:52
12:27:40
12:27:43
Heure au maximum de l'éclipse :
12:28:59
12:29:01
12:28:41
12:28:50
Heure de fin de l'éclipse totale :
12:30:04
12:30:10
12:29:41
12:29:58
Heure de fin de l'éclipse :
13:51:21
13:51:28
13:50:58
13:51:14
L'éclipse du 11
août sera vue comme totale à l'intérieur d'une bande
d'environ 110 km de large sur 14 000 km de long de
l'Atlantique au Golfe du Bengale. A l'intérieur de cette bande,
plus vous êtes près de l'axe, plus la phase de totalité
dure longtemps : de 0 seconde en théorie
sur les bords, comme vraisemblablement à Elbeuf, à plus de
2 minutes sur l'axe qu'on appelle la
ligne de centralité. En France cette ligne passe tout près
de Fécamp (à Saint - Pierre - en -Port), Neufchâtel
- en - Bray, Breteuil, Noyon, Laon, Vouziers, Metz, Saint - Avold, Sarreguemines,
Bitche. Plus loin en Europe les grandes
villes de Stuttgart et de Bucarest sont idéalement situées.
- la durée de la phase de totalité
connaît un maximum à mi-parcours, c'est-à-dire en Roumanie,
près de Bucarest. Mais
le gain sera faible : on y atteindra 2 minutes
27 de totalité, contre 2 minutes 20 sur la frontière orientale
de la France. De même, en allant
d'ouest en est en France sur la ligne de centralité, on grappille
quelques secondes de totalité.
- les statistiques météo donnent
une chance sur deux de beau temps en France à cette période,
la probabilité
augmentant légèrement d'ouest
en est. Elle continue à augmenter vers l'est, ce qui explique que
beaucoup d'astronomes se déplaceront
en Turquie. Le maximum de probabilité de beau temps se situe dans
les déserts iraniens, mais par contre la
durée de la totalité y sera moins longue qu'en Roumanie ...
Si vous avez choisi de rester en France, le
mieux est de consulter dès le 4 août les prévisions
météo « spécial éclipse »
dans les bulletins départementaux de
Météo France au 08 36 68 08 08 ou sur le 36 15 Météo
(2,23 F/min), ou encore
sur le site Internet de Météo
France, à la rubrique « A la une ». Ces prévisions
seront affinées progressivement jusqu'au 11
août. Si vous cherchez des idées,
consultez la liste des Points Eclipse Info sur le site Internet d'Eclipse
Info 99 ou 36 15 eclipse 99 (2,23F/min).
Si vous pouvez repérer le site choisi un peu à l'avance,
ce n'en sera que mieux. Assurez vous que
la vue y est dégagée (le Soleil sera à un peu plus
de 50° au-dessus de l'horizon sud - est). Si, de plus, le site est
un peu en hauteur, vous verrez l'ombre
de la Lune arriver par l'ouest (comme à Fécamp). Certains
vous diront encore qu'il faut profiter
de la présence d'animaux pour observer leurs réactions.
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août 1999. Tant que plus d'un tiers
du disque solaire reste visible, le changement de luminosité ambiante
est imperceptible. L'éclipse pourrait
passer inaperçue pour un témoin non averti. Cette phase est
en tout
point équivalente à une éclipse
partielle de Soleil, un phénomène nettement plus fréquent
(derniers
exemples en Belgique: mai 1994 et octobre
1996) qu'une éclipse totale.
Cette phase partielle se déroule symétriquement,
dans l'ordre inverse, après le 3ème contact, c'est-à-dire
après la fin de la totalité.
La Lune se retire progressivement du disque solaire jusqu'au 4ème
contact,
moment où l'éclipse est entièrement
terminée. En dehors de la bande de totalité, ce qui sera
le cas pour
une grande partie de notre territoire, l'éclipse
restera partielle, avec cependant une grandeur maximale
d'environ 98 à 99%, c'est-à-dire
qu'au moment où l'éclipse sera totale au Sud de la Belgique,
quasi tout le
disque du Soleil sera masqué, une circonstance
en soi déjà exceptionnelle.
se forme, toujours aveuglant (attention, les
précautions s'imposent), mais de plus en plus fin.
Cela va produire une évolution continue
et de plus en plus rapide de la lumière ambiante. C'est à
ce
moment que les hommes et autres êtres
vivants sentent l'imminence d'un phénomène inhabituel, au
travers
de multiples signes tangibles qui montrent
que l'éclipse solaire est le seul phénomène astronomique
qui se
déroule aussi sur terre.
Par conséquent, dans tout le pays (et
sur de vastes régions d'Europe), la lumière du jour va décliner
très fortement pendant une demi-heure
environ avant l'instant de la totalité, qui se produit en fin de
matinée (environ 12h25m, heure
d'été). Qu'il fasse un temps couvert ou ensoleillé,
l'éclairage artificiel (routes, automobiles,
habitations) devra donc être allumé. Cela
pourrait se produire automatiquement dans certains cas. Si vous voulez
vraiment jouir de l'éclipse, ne
courez donc pas le risque de vous installer
près d'un réverbère d'où la lumière
pourrait jaillir brutalement.
nuit.
dans toutes les directions (souvent de manière
inégale) et prend une couleur jaune orangée, évocatrice
d'un lever ou d'un coucher de Soleil.
impressionnantes. L'obscurité est devenue
profonde (mais pas totale) et l'arc sombre de l'ombre lunaire
balaie le ciel à toute vitesse et atteint
la position occupée par le Soleil dans le ciel au moment du 2ème
contact. Durant quelques secondes, le fin
croissant solaire est devenu si fin que la couronne solaire est
déjà visible sur le bord opposé
de la Lune (limbe Ouest). Soudain, le fin croissant se fragmente en une
série de points et d'arcs lumineux
très fins qui rétrécissent et disparaissent. Il s'agit
de " l'anneau de
diamant " ou aussi ce qu'on appelle les "grains
de Bailey", à savoir les derniers rayons solaires filtrant entre
les montagnes lunaires. Ce spectacle est aussi
saisissant que fugitif car il dure à peine deux à trois
secondes. Seuls des observateurs situés
à proximité des limites de la zone de totalité peuvent
voir les grains
se former et disparaître en une chaîne
sur une longue portion du limbe lunaire pendant un peu plus
longtemps (environ 10 secondes). Ceux-là
rateront tout juste la totalité, un sacrifice accepté par
quelques
scientifiques qui tentent d'améliorer
notre connaissance du relief lunaire.
Pendant une fraction de seconde suivant la
disparition des fragments de photosphère, un rayon ou arc d'un
rose/rouge prononcé peut être
perçu. Il s'agit de la chromosphère, une mince région
de l'atmosphère
solaire qui surplombe la photosphère
et qui émet intensément dans la longueur d'onde de l'hydrogène
(raie
H alpha), d'où son nom ("sphère
de couleur"). A ce moment-là, le ciel s'assombrit brutalement et
la
couronne solaire se "déploie", du moins
c'est l'impression magnifique qu'elle donne à l'oeil nu. La totalité
elle-même a commencé. Elle se
terminera aussi symétriquement, le scénario du 2ème
contact se déroulant
en sens inverse au 3ème contact.
Début de page
- Totalité :
A la succession effrénée d'événements
fugitifs succède une période de quasi immobilité.
Le spectacle de la
couronne solaire, au milieu du ciel étoilé
donne en effet l'impression d'être gravé sur la voûte
céleste pour
l'éternité. Seul le petit déplacemnt
du disque sombre de la Lune devant la couronne est perceptible aux
jumelles ou au télescope. Evidemment,
cette impression est trompeuse et il faut être prêt à
photographier
ou à filmer si on a prévu de
ramener un souvenir.
En outre, une horloge bien réglée
(minuterie) permettra de ne pas se faire surprendre par la réapparition
soudaine de la photosphère au moment
du 3ème contact (attention aux yeux, surtout à travers un
appareil
optique!).
plusieurs planètes pourront être
identifiées. Notons, en particulier, à proximité immédiate
du Soleil, les
planètes Mercure et Vénus. Cependant,
le clou du spectacle reste la couronne solaire, vaste panache
luminescent entourant le disque noir de la
Lune.
de fuseau qui peuvent rester perceptibles
jusqu'à 1,5° du Soleil avant de se fondre dans l'azur du ciel.
Si
l'éclat de la couronne, près
du limbe, à sa base, est équivalent à celui du disque
lunaire habituel, il est mille
fois plus faible dans ces extensions lointaines.
Alors que l'oeil (nu ou aux jumelles) s'accommode très bien
de ce contraste extrême, il sera bien
plus difficile de le capturer sous la forme d'images.
impression visuelle de la couronne sur fond
de ciel bleu. Notons aussi que la couronne, produite par la
diffusion de la lumière photosphérique
blanche (disque solaire habituel), ne présente aucune coloration.
Cependant, au voisinage du limbe solaire,
on peut parfois observer des protubérances, arches ou langues
de matières plus froides que la couronne,
qui émettent dans la même lumière rose/rouge que la
chromosphère.
Début de page
tout le rayonnement direct du Soleil. Mais
en même temps, nous percevons une image beaucoup plus
faible qui entoure le disque solaire et qui
est formée par la lumière indirecte du Soleil diffusée
par les
couches extérieures de l'atmosphère
solaire. Ces couches forment couronne solaire. La propriété
la plus
caractéristique de la couronne est
sa température élevée. Des mesures ont en effet montré
que la
température y atteint quelques millions
de degrés Celsius. À cette température, tous les atomes
ont perdu
tout ou partie de leurs électrons:
ils sont ionisés. Un tel mélange d'électrons libres
et d'atomes ionisés (ou
ions) est appelé un plasma. L'état
de plasma est souvent considéré comme le quatrième
état de la matière,
avec l'état solide, l'état liquide
et l'état gazeux. Il est aussi le plus représenté
dans l'Univers.
La couronne solaire ne se manifeste pas seulement
par la lumière qu'elle diffuse. À cause de sa très
haute
température, elle émet aussi
dans l'ultraviolet extrême et dans le domaine des rayons X (appelés
aussi
rayonnement de Röntgen). Grâce
à la protection de la couche d'ozone qui entoure la Terre, nous
n'avons
rien à craindre de ce rayonnement dangereux,
mais nous ne pouvons pas non plus l'étudier depuis le sol.
C'est donc à l'aide de télescopes
spatiaux en orbite bien au-dessus de cette couche que nous pouvons
obtenir des images de la couronne en rayonnement
X et UV extrême.
Un plasma comme celui de la couronne est en
interaction étroite avec le champ magnétique qui le contient.
Le champ magnétique structure le plasma,
tandis que le plasma lui donne en quelque sorte une consistance
matérielle. Tous deux doivent donc
être pris en considération ensemble. Les images en rayonnement
X et
EUV montrent que la couronne est constituée
de boucles de plasma qui suivent le champ magnétique. Ces
boucles apparaissent en groupes appelés
régions actives, et leurs extrémités se terminent
souvent dans les
taches solaires que l'on peut voir en lumière
visible à la surface du Soleil. Lorsqu'une région active
se
trouve au bord du disque solaire durant une
éclipse, on peut voir en lumière visible un "helmet streamer"
(ou "jet coronal" en forme de casque) : il
s'agit d'une structure en forme de dôme, appelée ainsi à
cause de
sa ressemblance avec le casque à pointe
des soldats allemands de la première guerre mondiale.
considération dans le problème
posé par une couronne beaucoup plus chaude (des millions de degrés
Celsius) que la surface même du Soleil
(environ 5500 degrés Celsius). Le long des boucles magnétiques
se
déplacent des courants électriques,
et dans certaines circonstances précises, deux ou plusieurs boucles
magnétiques peuvent entrer en collision,
provoquant un "court-circuit", ou reconnexion. Certaines théories
tentent d'expliquer les hautes températures
coronales par un très grand nombre de reconnexions de très
petite amplitude. D'autres théories
proposent un processus de chauffage qui fait intervenir des ondes
magnétiques prennant naissance dans
les boucles, mécanisme un peu comparable à celui utilisé
dans le
four à micro-ondes.
lieu à partir du Soleil, que l'on appelle
vent solaire. Il arrive cependant que l'éjection ne soit pas continue,
mais plutôt impulsive : à la
suite d'un réarrangement soudain du champ magnétique coronal,
une partie
importante de la couronne s'échappe
du Soleil et accompagne le vent solaire. Un tel événement
impusif est
appelé éjection de masse coronale
(CME). Lorsqu'une CME entre en collision avec le champ magnétique
terrestre, des dommages peuvent affecter les
satellites (perte d'altitude), les astronautes (dangers du
rayonnement), le réseau électrique
(perturbations dues à des courants induits).
généralement, la couronne solaire
et son prolongement, le vent solaire, constituent un laboratoire unique
en
son genre, où toutes sortes de processus
de physique des plasmas peuvent être étudiées. C'est
ainsi que le
modèle de la couronne solaire sert
de référence non seulement à l'étude des couronnes
d'autres étoiles,
mais aussi, par exemple, à l'étude
du comportement des plasmas dans les récteurs à fusion nucléaire.
Sud et proche de sa culmination (environs
53 degrés). Autour du Soleil éclipsé, plusieurs planètes
et
certaines étoiles brillantes devriendront
visibles. Cependant le ciel ne sera pas assez sombre pour montrer
toutes les étoiles visibles au cours
d'une nuit habituelle, et il sera difficile de reconnaître la forme
familière
des constellations.
angulaires entre les astres. Pour se faire
une idée objective des distances angulaires sur le ciel, un "truc"
consiste à utiliser la main au bout
du bras tendu comme "toise" de référence. Ainsi, on pourra
par exemple
se convaincre que le disque de la Lune ne
fait qu'un demi degré en le cachant facilement tout entier avec
le petit doigt (plus qu'un degré),
lors des phases partielles (avec filtre de protection des yeux !).
planète Vénus brillera à
gauche et un peu plus bas que celle-ci (vers l'Est), à un écartement
de 15° un peu
plus petit que la main étendue (voir
plus bas). Au-dessus d'elle, presque à la même hauteur que
le Soleil,
on pourra apercevoir l'étoile Régulus,
bien moins brillante que Vénus (constellation du Lion). La planète
Mercure sera aussi visible mais du côté
opposé à Vénus par rapport au Soleil (vers l'Ouest).
Elle se
trouvera à une distance de 18°
, donnée par la main étendue
==============================================================================
Petit récapitulatif de
la NASA des prochaines éclipses solaires et
lunaires jusqu'en 2020. Ave leurs locations, leurs
caractéristiques .
Bryce Canyon et Grand Canyon. Astiquez vos
appareils-photos et réservez vos places !