Pour un renforcement de la coopération franco-allemande dans l’espace de la Grande Région Lorraine Alsace avec ses voisins d’Allemagne.

...Telle est la déclaration accompagnée du relevé de décisions de la simulation du Conseil des ministres franco-allemands par les étudiants de Sciences po Nancy, qui résulte des très récents entretiens binationaux de Nancy.

La coopération régionale s’inscrit dans le cadre du traité de l’Elysée signé en 1963 entre les deux pays. Ce traité fait l’objet d’une réécriture et les réflexions de travaux de Nancy  pourront l’enrichir. Le Président de la Métropole du Grand Nancy évoque la notion d’intelligence collective du faire ensemble Franco-Allemand. La déclaration de Nancy constitue une espérance, une vision.

Faire tomber les frontières

L’enseignement des langues : il faut considérer l’anglais comme  un élément véhiculaire de base et l’allemand comme la 1° langue étrangère à étudier. Notion d’Université européenne. L’Europe et les citoyens, les faire participer, ne pas se limiter aux politiques, aux convaincus. L’innovation élixir de la vie : Usages numériques et cyber sécurité ; Nouveaux matériaux ; Santé, hédonisme connecté et bien-être produit ; Industries culturelles et créatrices, entreprises aux carrefours des innovations.

L’Europe est une promesse mais il y a nécessité d’associer les citoyens.Il faut contribuer au maintien de la Paix en Europe et dépasser le marché unique pour un dialogue social partagé. L’Europe n’est pas seulement la France et l’Allemagne. Il faut entraîner les autres pays d’Europe. Savoir sortir des règles de l’unanimité. La notion d’Europe fédérale doit forcer sa voie. Nous devons définir des projets concrets pour monter des réalités et sortir des seules réflexions : Formation professionnelle et alternance ; Renforcer l’apprentissage de l’allemand à l’Ecole, seulement 12% des élèves en Meurthe-et-Moselle. L’amitié ne se décrète pas, elle s’acquiert, nos racines sont celles de la guerre. Mais on apprend à coopérer. Actuellement nous sommes en maturité d’amitié et les coopérations concrètes restent à développer. Il faut y motiver les citoyens ainsi que les autres pays d’Europe. La Commission européenne apporte des moyens de la coopération transnationale.

Il y eu deux grandes guerres puis leur résolution. Il y a le traité de l’Elysée signé entre les Etats Français et Allemands en 1963 en cours de réécriture. Il y a eu l’écriture par votre serviteur du 1° concept commun de développement transfrontalier pour l’Euro Région Sar Lor Lux Rhénanie Palatinat sous la supervision de l’Oream ( G.Calais )et sur commande d’une mission durant trois années, 1992/1995 par le Conseil de cette Grande région. Ce concept fut la base des actions mises en œuvre dans le programme Interreg II. La coopération transfrontalière a toujours été intense de part et d’autre de la frontière avec en 2015 encore 188 000 travailleurs transfrontaliers quotidiens pour la région Grand Est. Elle s’est élargie avec les coopérations universitaires qui associent l’Université de Lorraine et ses composantes avec les Universités de Sarre et de Rhénanie Palatinat. Les entretiens de Nancy veulent confirmer cette notion de coopération au niveau de l’ensemble du territoire et renforcer les actions concrètes ouverts aux citoyens pour toutes coopérations transfrontalières avec l’Allemagne comme point de départ et pouvant s’étendre ensuite. Quel rôle pour nos clubs Rotary par rapport à cette notion de coopération transfrontalière dans notre Euro région ? Promouvoir l’apprentissage de l’allemand par les enfants et les jeunes ou mener des actions avec nos clubs contacts allemands ou en interclubs, constituent des pistes à explorer.

La déclaration de Nancy

« Nous faisons nôtre et partageons la déclaration conjointe des Présidents de la République française et de la Chancelière de la République fédérale d’Allemagne à l’occasion de 55° anniversaire du Traité de l’Elysée. « Ce traité, évènement majeur dans l’histoire de l’amitié franco-allemande, demeure la base d’une coopération vaste et fondée sur la confiance entre nos pays et nos citoyens. Depuis lors, l’amitié franco-allemande est un pilier de l’intégration européenne. La France et l’Allemagne sont l’une pour l’autre des partenaires politiques majeurs et des voisins de confiance. Les citoyens français et allemands sont étroitement liés. Nos gouvernements partagent une même responsabilité face aux nombreux défis auxquels sont confrontés l’Europe et le monde ».